Le policier de la Sécurité publique de Saguenay André Simard est déclaré coupable d'au moins cinq agressions sexuelles de cinq femmes différentes et de quatre chefs de trafic de haschisch.

Le policier Simard coupable de 11 accusations

Le policier de la Sécurité publique de Saguenay André Simard est déclaré coupable de six agressions sexuelles sur six femmes différentes et de cinq trafics de haschisch en 2009 et 2010.
Par contre, il est acquitté d'agression sexuelle sur deux autres femmes et de trois autres chefs de trafic portés pour la même période.
Les agressions sexuelles ont été réalisées dans un contexte de consommation abusive d'alcool et de drogues sur fond de triolisme, une pratique sexuelle prisée et assumée par le policier qui a prétendu que les victimes avaient toutes consenti aux activités sexuelles proposées.
Les gestes reprochés au policier se sont déroulés au domicile d'un ami, parfois sur son ponton ou dans un spa, en présence de plusieurs personnes. Parmi ceux-ci, cunnilingus, fellation, sodomie et touchers aux fesses ont été retenus par le juge.
Un des deux acquittements concerne une jeune femme ivre aux souvenirs confus et parsemés de «flashes», dont deux témoins ont dit qu'elle était consciente que l'«orgie» annoncée allait se produire avec le policier et son ami. La femme avait refusé une offre de quitter. Le deuxième verdict favorable à l'accusé en matière sexuelle concerne des touchers aux fesses dans un contexte de geste amical.
Le juge Rosaire Larouche de la Cour du Québec a commencé lundi matin la lecture d'une longue décision de 95 pages qui relate dans le moindre détail les témoignages des plaignantes, des témoins indépendants et de l'accusé. «Il a une haute estime de lui-même et s'en est remis (pour le consentement des femmes) à son «charisme» qui devait suffire pour conclure au consentement», a dit de lui le juge.
Le policier est en congé avec solde depuis sa mise en accusation à l'automne 2010. La moitié de son salaire est payée par Ville de Saguenay et l'autre par l'assureur de la fraternité des policiers à laquelle son syndicat est affilié.
Un représentant de la Sécurité publique de Saguenay présent à la lecture des 16 verdicts, le capitaine Marc Bergeron a indiqué que son service allait prendre connaissance de la décision du tribunal et procéder à un examen de la situation du policier.
Le juge Larouche laisse le policier en liberté sur engagement de 50 000$ jusqu'aux représentations sur sentence dont la date sera fixée au cours d'une rencontre prévue au début du mois d'avril.
À la sortie de la salle d'audience, la représentante du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Mélanie Ducharme, a remercié tous les témoins qui se sont présentés devant le tribunal. L'avocat de la défense, Me Pierre Dupras, n'a fait aucun commentaire.