Daniel Leblond, responsable du dossier pour Unifor et président du syndicat de la scierie Mistassini de Résolu, et son collègue Pascal Cloutier, président du syndicat Unifor de la papeterie de Dolbeau.

Le «cri du coeur» de Résolu inquiète les syndicats

« C'est alarmant, ce que Richard Garneau nous a dit. C'est un cri du coeur. Il nous donne l'heure juste, il est transparent dans ses propos et je pense que les conséquences pour la région seront dramatiques. »
Le président du syndicat de la scierie de Produits forestiers Résolu de Mistassini, Daniel Leblond, a réagi ainsi aux propos tenus par le grand patron de la multinationale, mardi soir, lors d'une rencontre d'échange avec des travailleurs et des élus.
L'incertitude causée par l'éventuelle imposition de quotas ou d'une surtaxe sur le bois d'oeuvre par les Américains l'inquiète au plus haut point. « On le répète, ça prend des garanties de prêts pour aider la compagnie. Résolu ne fait pas d'argent et n'est pas en mesure d'investir. C'est le cas entre autres de l'argent qu'elle réserve pour le papier surcalandré. S'il faut ajouter une taxe sur le bois d'oeuvre, ça ne sera pas drôle. On est allés à Ottawa pour rencontrer les partis politiques, on a eu de bons échanges, mais il n'y a rien de concret qui en est sorti », affirme Daniel Leblond.
De son côté, Pascal Cloutier, le président du syndicat de la papetière de Dolbeau, mentionne que les syndiqués et les élus devront accentuer la pression auprès des gouvernements. 
« Monsieur Garneau a souligné que nous avions réussi à faire bouger des choses, mais il faut continuer à pousser encore plus fort, car il y a des dossiers importants qui restent à régler. Ce sont nos jobs que l'on défend après tout. On attend toujours pour le papier surcalandré. Ça affecte notre usine ça. On a beau être productifs et atteindre les objectifs, on dépend des commandes et du marché », souligne-t-il.
Inaction des libéraux
Daniel Leblond a hâte que le député libéral Denis Lemieux se compromette sur la place publique pour dire qu'il soutient la forêt. 
« Là, avec les libéraux, on est face à un mur. Il n'y a rien d'encourageant dans leurs propos. Pour ce qui est de Denis Lemieux, il a beau dire qu'il agit en sous-marin, il va falloir qu'il ait des ballounes quelque part. Il est le représentant de toute une région et on ne le sent pas actuellement », déplore-t-il.
Une rencontre a aussi été demandée avec le député de Roberval et premier ministre du Québec, Philippe Couillard.