Les athlètes étaient tous très fiers de représenter leur région aux Jeux du Québec en badminton, même s'ils sont très conscients qu'ils devront quitter la région s'ils souhaitent continuer à se développer.

Le badminton toujours bien vivant

(Francis Laroche, La Pige) -  Plus de deux ans après la perte des équipes collégiales et universitaires de la région, le badminton réussit tout de même à attirer de nouveaux adeptes. La participation d'une délégation de la région à la 52e finale des Jeux du Québec à Alma a  d'ailleurs confirmé que le sport est toujours bien vivant au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
«Bien des gens pensent que le badminton est mort, témoigne l'entraîneur de badminton Pier-Olivier Bolduc qui supervise la délégation de la région aux Jeux d'Alma avec sa collègue Émilie Lapointe. Notre participation montre que nous sommes toujours debout et que notre sport se porte bien.» 
D'ailleurs, le nombre d'athlètes faisant partie du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) dans la région aurait même grimpé considérablement au cours des deux dernières années, passant de 115 à près de 180 jeunes qui pratiquent le sport au primaire et au secondaire.
Les deux entraineurs, tous deux anciens membres de l'équipe de badminton des INUKS de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), se souviennent très bien du moment où la fermeture du club a été annoncée. Leurs visages expriment d'ailleurs toute leur tristesse d'avoir vu leur organisation disparaître du jour au lendemain.
«Pour nous c'était des modèles, exprime Émilie Lapointe qui est également membre de l'Association régionale de badminton (ARB). C'est triste de se dire que les nouveaux athlètes ne peuvent même plus continuer de pratiquer leur sport une fois au cégep ou à l'université.»
Des conséquences pour la région
Mme Lapointe déplore le fait que les jeunes n'aient plus vraiment de débouchés dans leur sport. Elle explique même que souvent, ils arrêtent de faire du sport ou encore finissent par quitter la région pour pouvoir continuer leur développement.    
C'est d'ailleurs le cas de Kim Grimard qui a décidé d'aller étudier à Québec pour un programme qui ne se donne pas dans la région, sans cacher que son choix s'est aussi concrétisé quand elle a su que l'établissement avait une équipe de badminton. «C'est triste de ne pas pouvoir se développer dans notre région», exprime-t-elle.
Un combat permanent 
L'agent de développement de l'ARB, Fabien Maltais, explique que pour relancer le badminton dans la région, l'association a mis sur pied plusieurs activités dans les écoles primaires où les jeunes peuvent découvrir le sport. «Pour nous ç'a été comme de recommencer depuis le début, explique-t-il, mais on a réussi à recréer un engouement chez les plus jeunes.»
À l'exception de Saint-Félicien qui procède une équipe (hors réseau), il n'y a aujourd'hui que quelques écoles secondaires qui offrent le badminton comme choix de discipline sportive, mais M. Maltais avance qu'une équipe collégiale pourrait voir le jour à Alma dès la prochaine rentrée scolaire.