La présentation du match préparatoire des Saguenéens à Dolbeau-Mistassini vendredi contre les Remparts de Québec crée tout un engouement.

L'anglais, la langue de travail dans la LHJMQ

CHRONIQUE / La sortie du professeur de l'Université du Québec à Chicoutimi Michel Roche concernant le fait qu'il ne voulait pas enseigner l'anglais à un jeune joueur russe des Saguenéens, Vladislav Kotkov, a été énormément médiatisée. Je suis très surpris qu'il se scandalise que l'entraîneur-chef Yanick Jean utilise l'anglais comme langue de travail dans le vestiaire et sur la glace. C'est le droit du professeur de refuser la demande de l'organisation d'enseigner l'anglais au jeune et je n'ai pas de problème avec ça. Mais quand il met en doute la façon de faire du club, j'ai un petit problème.
La Ligue de hockey junior majeur du Québec est un circuit qui a comme mandat de préparer les joueurs à jouer chez les professionnels. La langue utilisée chez les pros est bien entendu l'anglais, autant en Amérique du Nord qu'en Europe. Il devient donc impératif pour les jeunes de bien maîtriser cette langue dès le début de leur carrière. Régulièrement, les joueurs du circuit Courteau reçoivent des invitations pour représenter le Canada chez les moins de 17, 18 et 20 ans. Souvent, l'entraîneur de cette formation s'exprime uniquement en anglais. Les jeunes doivent absolument posséder un bon anglais pour suivre les explications et les directives.
Je suis d'ailleurs surpris que ce sujet revienne dans l'actualité. Ça fait plusieurs années que toutes les équipes de la LHJMQ utilisent l'anglais comme langue de travail. Il est maintenant obligatoire que l'entraîneur-chef de chaque organisation parle couramment anglais et même le français. Pour rassurer bien des gens, à la LHJMQ, tout se passe en français lors des réunions, avec une traduction simultanée pour les anglophones. Il ne faut pas oublier que cinq formations de la ligue proviennent des Maritimes. Il y a plusieurs années, alors que tout se passait en français, les Saguenéens avaient de la difficulté à attirer des joueurs anglophones, mais ce n'est plus le cas. On n'a qu'à se rappeler que l'an dernier, les Sags comptaient dans leurs rangs sept joueurs qui s'exprimaient uniquement dans la langue de Shakespeare en début de saison. Comme l'a souligné l'organisation, des cours de français sont également offerts aux joueurs qui le désirent. On a un très bel exemple d'intégration récent alors que le gardien finlandais Christopher Gibson a quitté Chicoutimi après quatre ans et parlait un excellent français. 
J'ai eu l'occasion d'arbitrer dans la LHJMQ il y a plus de 25 ans et à ce moment, plus de 50 % du travail était en anglais. Je me rappelle très bien que le capitaine des Remparts était Keven Lowe, un anglophone. C'était la même chose à Verdun avec Pat Lafontaine. À Sherbrooke, le défenseur Paul Bouthillier provenait des Maritimes et s'exprimait uniquement en anglais. Ce n'est pas nouveau qu'on parle anglais dans le circuit Courteau et surtout sur la glace. 
Kotkov impressionne
Récemment, lors d'une entrevue à la radio, l'entraîneur-chef Yanick Jean n'a pas voulu se prononcer sur les qualités de son nouveau joueur européen, Vladislav Kotkov. Il a mentionné : « Venez et vous jugerez vous-mêmes de ses qualités ». Dès sa première présence officielle sur la patinoire du Centre Georges-Vézina mercredi dernier, le jeune Russe de 17 ans a été très impressionnant. Oui, l'opposition n'était pas optimale du côté du Drakkar de Baie-Comeau, mais on a pu voir un joueur avec un gabarit imposant à 6 pieds 4 pouces, une très bonne vision du jeu et d'excellentes mains. Je suis convaincu qu'à 17 ans, il réussira à percer le top-6 des Sags et que lors des prochaines années, il pourrait devenir un joueur dominant à travers la LHJMQ. 
Un peu de golf
En terminant, un message pour les golfeurs de 50 ans et plus. Le Réseau FADOQ régional est à la recherche de neuf équipes de deux golfeurs pour représenter le Saguenay-Lac-Saint-Jean aux Jeux provinciaux de la FADOQ, qui aura lieu à Alma, du 12 au 14 septembre. Pour les intéressés, il suffit de communiquer avec Michel Simard au 418-720-2640. Il y a deux classes, l'une pour les 50 ans et plus et l'autre pour les 60 ans et plus.