La formation Yokofeu, dont fait partie le Chicoutimien Pierre-David Girard, brisera la glace dès le 16 février à l'occasion des Francouvertes.

La progression rapide de Yokofeu

Il y a quatre mois, le groupe Yokofeu n'existait pas, ou si peu. Ça ne l'a pas empêché de se tailler une place dans la première ronde des Francouvertes, l'un des concours de musique les plus importants au Québec. Le quintette dont fait partie le Chicoutimien Pierre-David Girard sera même de la toute première soirée, celle du 16 février au Lion d'Or de Montréal.
«Je n'ai pas d'attentes particulières, mais ça va être le fun. Ça nous donnera l'occasion de jouer dans une belle salle, avec un bon son. On va faire de la musique qu'on aime et tant mieux si ça rejoint les gens», a confié le bassiste récemment, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.
Lui et deux camarades faisaient partie de la formation Racine Rose, qui est morte de sa belle mort. Ils voient dans les Francouvertes une rampe de lancement, un bon véhicule pour reconstituer une communauté de fans. Leur répertoire comprend une douzaine de pièces qui formeront l'ossature du premier album, enregistré plus tard cette année.
«Sans être carrément prog, nos chansons touchent un peu à ça. On aime ajouter des parties instrumentales et on est inspirés par le Krautrock. En même temps, on a tous fait du jazz, notamment au Cégep de Drummondville où j'ai étudié", rapporte Pierre-David Girard.
Le groupe n'a donné aucun spectacle à ce jour, mais il prend les bouchées doubles afin de prendre sa place dans le paysage musical. «D'habitude, c'est Francis Rose, le chanteur, qui amène les idées de base à partir desquelles on travaille. On est de bons musiciens et on se fait confiance», se réjouit le bassiste établi à Montréal depuis une dizaine d'années.
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