Les Marquis sont la seule équipe du circuit à attirer en moyenne plus de 2000 personnes par partie.

La LNAH a besoin d'un bon vendeur

CHRONIQUE / Coup de théâtre la semaine dernière dans la Ligue nord-américaine de hockey, quand le commissaire Michel Godin a remis sa démission pour des raisons professionnelles. Il quitte après avoir occupé le poste de commissaire pendant neuf saisons et semble-t-il que sa démission était prévisible.
À la même occasion, les propriétaires ont décidé de ne pas renouveler le mandat du vice-président Michel Dorais. Lui aussi faisait partie de la ligue depuis de nombreuses années.
La LNAH vit des moments difficiles depuis quelques semaines. À un certain moment, on s'est retrouvé avec cinq clubs. Mais avec le retour de Trois-Rivières, on a maintenant un circuit à six équipes. C'est le minimum pour avoir un circuit respectable. Mais à six équipes, une ligue est toujours à la merci du chantage d'un club qui a des problèmes de finances ou de résultats. Malheureusement, ça se produit régulièrement dans une ligue à six équipes.
Le club de Trois-Rivières est revenu dans la ligue et c'est une bonne chose. Dean Lygitsakos, après son congédiement à Saint-Georges, a réussi à regrouper des gens d'affaires pour poursuivre les activités à Trois-Rivières. À Laval, on regarderait également la possibilité de demeurer dans la ligue. Il y aurait une possibilité de déménager cette concession ailleurs, mais uniquement après la prochaine saison. Laval voudrait donc garder sa banque de joueurs et ne pas recommencer à zéro. L'équipe aurait donc avantage à évoluer encore au moins une saison à Laval.
La LNAH aura des décisions importantes à prendre au cours des prochains jours. C'est d'ailleurs le message qu'a lancé Christian Deschênes, l'un des propriétaires de l'équipe de Sorel. Dans une entrevue accordée au magazine Semipro, Deschênes dit que la ligue doit réfléchir à sa véritable identité. Il avance que les propriétaires doivent travailler en étroite collaboration avec l'exécutif du circuit et qu'ils doivent se poser la question : « Sommes-nous un circuit avec une moyenne de 2500 spectateurs par partie ou de 1200 spectateurs ? Donc, être réaliste et être capable de rentabiliser nos opérations ».
Par ce commentaire, je crois que Deschênes visait les Marquis de Jonquière, qui jouent devant une moyenne de plus de 2000 personnes par match. Il faut avouer que seule l'équipe de Jonquière est à ce niveau.
Une autre question que soulève Deschênes concerne le commissaire. Il écrit : « Il faut se donner du temps pour choisir la bonne personne. Est-ce un administrateur ou bien un excellent vendeur ? » Je crois que la ligue a plus besoin d'un bon vendeur, car un de ses problèmes est son manque de notoriété auprès des médias nationaux et des commanditaires majeurs. Nous en avons eu une bonne preuve récemment. Les autorités de Saint-Jean-sur-le-Richelieu ont refusé un déménagement de franchise parce qu'elles considèrent que la ligue manque de crédibilité. Je crois que ce son de cloche, les propriétaires l'ont bien entendu et qu'ils vont travailler à trouver la bonne personne pour faire avancer le circuit.
Toujours dans le même article, Christian Deschênes parle d'un circuit à huit ou dix équipes. Il y a beaucoup de travail à faire avant d'arriver à cette étape. C'est un peu pourquoi les propriétaires ont décidé de retarder les assises de la ligue et aussi de reporter en août le repêchage des joueurs.
Les prochaines semaines seront sûrement chargées pour les propriétaires. Ils doivent bien faire les choses pour garder en vie la LNAH.
Ligue nationale
Dans les prochains jours, la Ligue nationale de hockey retiendra encore l'attention. Après les séries de la coupe Stanley, c'est la nouvelle équipe de Las Vegas qui fera jaser. Le repêchage pour cette équipe d'expansion amènera son lot de transactions. Quelques jours plus tard, on fera place au repêchage amateur. Le 1er juillet lancera la course aux joueurs autonomes. Comme quoi le hockey, on en parle douze mois par année.