La région a été bien représentée au début de mars, à Cancun. Un groupe de danseurs associés au spectacle Coco Fiesta a présenté des numéros de danse dans trois hôtels de la ville. Cette expérience leur a permis de toucher un large public.

La «Coco Fiesta» sous le soleil

Un peu de détente, du soleil et beaucoup de danse. Ainsi peut-on résumer le voyage qu'ont fait 18 personnes de la région associées à la Coco Fiesta, un spectacle dont la première édition a été présentée à la fin de 2013, dans le vieux hangar situé sur la zone portuaire de Chicoutimi.
L'un des objectifs du voyage, effectué du 3 au 10 mars à Cancún, au Mexique, consistait à visiter le Coco Bongo. C'est après avoir fréquenté cet établissement format géant que la directrice générale des Productions Zan, Suzanna Gaudreault, avait exprimé le désir de créer une version saguenéenne de l'animation qu'on y propose.
«Les membres de l'équipe ont vu à quel point c'est dynamique, là-bas. Il y a des danseurs, des acrobates, des écrans géants. Ça arrive de tous les côtés et le party lève, a mentionné Suzanna Gaudreault, hier, à la faveur d'une entrevue accordée au Quotidien. Grâce à cette sortie, nos danseurs savent maintenant quels objectifs nous cherchons à atteindre en vue de l'édition 2014.»
L'autre dimension du voyage tenait aux performances livrées par les 15 danseurs qui faisaient partie de la délégation. Pendant quatre jours, ils ont donné des spectacles dans trois complexes hôteliers de la ville, soit le Krystal, le Barcelo Tucancun et l'Oasis Cancún. L'un d'eux a eu lieu sur une scène intérieure, tandis que les autres se sont déployés sous un ciel parfaitement bleu.
Larmes, sable et fierté
Dans chaque hôtel, la troupe a été bien accueillie par les responsables de l'animation. Eux qui avaient été contactés quelques mois plus tôt par Suzanna Gaudreault, qui voyait dans cette expérience l'occasion de développer un nouveau créneau, ont apprécié les spectacles et manifesté leur volonté de revoir les danseurs venus du froid.
Il est trop tôt pour voir comment s'articulera la suite des choses, mais ce qui ne soulève aucun doute, c'est la capacité d'adaptation des artisans de la Coco Fiesta. Ce fut particulièrement évident lors des numéros exécutés à l'extérieur, sous un soleil implacable. La chaleur était telle qu'on a segmenté certains blocs. Au lieu de danser pendant 30 minutes, on a fait trois apparitions de dix minutes chacune.
«Des fois, il n'y avait pas de toiture au-dessus de la scène et le soleil faisait pleurer des yeux. Ça prenait du maquillage à l'épreuve de l'eau», rapporte Suzanna Gaudreault. La présence des loges à l'écart de la scène, séparée par un bout de plage, a aussi limité les changements de costumes. Pourquoi risquer une chute après avoir amené du sable sur la surface de danse?
Il fallait également s'hydrater, ce qui a aidé les danseurs à atteindre leurs objectifs, parmi lesquels figurait la mise en place d'un numéro de type «dance hall». Eux qui avaient défrayé le coût de leur voyage ont ramené dans leurs bagages un sentiment de fierté nourri par les réactions du public, qui regroupait plusieurs centaines de personnes.
L'un d'eux, le Dolmissois Frédéric Dufour, aura une raison particulière de chérir ce séjour à Cancún. «C'est lui qui présente un numéro consacré à Michael Jackson et on l'a remarqué au cabaret Le Kinky, de l'hôtel Grand Oasis. Frédéric se trouvait au sein du public lorsqu'il s'est mis à danser. On l'a invité sur la scène et après, tout le monde le prenait en photo», relate Suzanna Gaudreault.