Luc Voyer

La belle carrière de Luc Voyer

CHRONIQUE / Jeudi dernier, les Sags ont rendu un bel hommage à Luc Voyer, un juge de lignes natif de la région et installé depuis plusieurs années à Sherbrooke. Luc atteindra dans les prochains jours le chiffre de 1000 parties arbitrées dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Peu de chandails rayés vont atteindre cette étape magique. Il prendra sa retraite immédiatement après son 1000e match. Il aura travaillé pendant 30 ans dans le circuit Courteau. C'est beaucoup de kilométrage et beaucoup de nuits passées sur la route.
Je connais Luc depuis plusieurs années. C'est un passionné de l'arbitrage. À sa retraite, il devrait continuer de travailler pour la LHJMQ comme superviseur. Il fera donc profiter les jeunes arbitres de son expérience. Faire ce travail pendant 30 ans, ça prend beaucoup de passion. Je peux vous dire que Luc aimait beaucoup son travail. C'est un travail à la fois exigeant et gratifiant. Aujourd'hui, avec toutes les reprises à la télévision et les révisions possibles pour chaque appel, leur travail est scruté à la loupe. Moi, je n'ai pas vécu ça. Dans mon temps, la décision de l'arbitre était finale et on vivait avec, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Mais comme on dit, autre temps, autre façon de travailler.
Luc vit également depuis deux ans une situation assez particulière. Son fils, Alex-Olivier Voyer, joue pour l'Océanic de Rimouski. À quelques occasions, Luc s'est retrouvé sur la même patinoire que son garçon lors de matchs de l'Océanic. Je suis convaincu que les deux vont se rappeler longtemps de ces moments particuliers.
Bravo Luc pour ta brillante carrière. Je suis assuré que tu gardes des souvenirs extraordinaires de tes 30 ans dans la LHJMQ. Le métier d'arbitre a des côtés gratifiants. Tu profiteras maintenant d'une retraite pleinement méritée.
David Desharnais
Vendredi, David Desharnais a vu les Commandeurs de Lévis retirer son chandail numéro 15. À l'âge de 15 ans, David s'était fait dire qu'il était trop petit pour évoluer au midget AAA. Pourtant, l'année suivante, il connaissait une saison de 69 points à l'âge de 16 ans. Il a été repêché par les Saguenéens en 2003 au 20e rang. C'est son petit gabarit qui l'a privé d'une sélection plus rapide. Cela ne l'a pas empêché de connaître une belle carrière de quatre ans avec les Saguenéens. Avec cette équipe, il a récolté 374 points.
Lors de la soirée en son honneur, un journaliste de la région de Québec lui a demandé : « Est-ce que tu crois que les Saguenéens vont retirer ton chandail numéro 15 ? » Il a répondu : « Ce n'est pas à moi de décider, mais je serai très heureux si les Sags retirent un jour le numéro 15. »
Je pense que le message est assez clair. Sera-t-il le prochain à avoir son chandail au plafond du Centre Georges-Vézina ? Je crois qu'il le mérite très bien. Il a toujours été un grand ambassadeur pour les Saguenéens et la ville de Chicoutimi.
Une peur
Les Sags ont certainement vécu quelques heures d'angoisse, la semaine dernière, pendant que German Rubtsov passait des examens pour connaître la gravité de sa blessure à un genou. Finalement, plus de peur que de mal. On parle d'une évaluation au jour le jour ou d'une absence d'une ou deux semaines. C'est avec soulagement que l'équipe a appris cette bonne nouvelle. Il ne faut pas se le cacher, avec les changements apportés à l'équipe, tout tourne autour du numéro 17. Actuellement, les résultats sont exceptionnels. Avec Rubtsov dans l'alignement, les Sags ne forment pas le même club. Ils ont toujours la possibilité de terminer la saison régulière dans le Top-8 et d'avoir l'avantage de la patinoire au premier tour des séries éliminatoires.