Il faut mettre nos événements en vedette

Si ma tante veut venir dans la région pour visiter le Zoo de Saint-Félicien en avril je vais lui dire de venir pendant le festival Jazz et blues, si elle veut venir en septembre je vais lui dire de venir pendant le festival Regard sur le court métrage, si elle vient en novembre je vais lui dire de venir pendant le festival de photojournalisme Zoom Photo, si elle veut venir en été je vais lui dire de venir pendant le festival des Rythmes du monde ou pendant le Festival des vins ou pendant le Festival de la bière.
Les sites touristiques, le fjord et le lac sont ici à longueur d'année. Nous aurions avantage à faire la promotion de nos événements majeurs (pas des fêtes de quartier comme les Hivernades, ou des partys d'arrondissement comme Jonquière en musique et les Grandes veillées) comme cela se fait à Montréal avec le Festival Juste pour rire, le Jazz ou le Grand Prix.
Cette réflexion a été faite cette semaine lors d'une soirée intéressante organisée par le milieu culturel au resto-bar L'Urbain à Chicoutimi dans le cadre d'une discussion publique concernant les événements dans la région.
Il n'y a pas seulement des produits d'appel en tourisme, il y a aussi des événements d'appel qui mériteraient d'être soutenus dans le cadre des campagnes nationales de publicité. Il faudrait peut-être commencer à considérer nos événements pour attirer des gens. Le Festival des vins de Saguenay est un bel exemple d'événement qui est reconnu partout en province pour son accueil et la participation de nombreux vignobles étrangers. Cet événement fait pourtant figure d'enfant pauvre en terme de promotion. Il se distingue grâce au soutien de porte-parole et de personnages médiatiques qui fréquentent l'activité. L'accueil des gens d'ici est souligné par tous les participants qui fréquentent de nombreux événements de ce genre dans le monde.
Et-ce normal que 70% du temps des promoteurs d'événement soient consacrés au financement alors qu'ils ont fait leur preuve depuis plusieurs années? Rappelons-nous une époque où les autobus arrivaient par centaines à Saguenay pour voir la Fabuleuse, Ecce Mundo et QuébecIssime. Nos produits d'appel à cette époque étaient des événements.
À quand un forfait Jazz-et-zoo, Rythme du monde-et-zoo, vin-et-zoo?
Encore le déneigement
Dans le quartier où je demeure, il y a trois ou quatre compagnies de déneigement qui déblaient les entrées privées des propriétaires de maison. À chaque bordée de neige, c'est la valse des déneigeuses qui butinent de maison en maison pour le nettoyage. Les employés sont à l'heure et fidèles au rendez-vous, il n'y a pas une tempête qui les embêtent.
Les déneigeurs doivent même se déplacer à deux reprises dans la journée: une première fois pour l'entrée d'auto et une deuxième pour le remblai où la congère, appelez ça comme vous voulez. Je suis certain que si ces gens-là avaient le contrat de la ville pour déneiger les quelques rues du quartier, nous aurions un service impeccable.
On devrait essayer un projet-pilote pour quelques rues de quartier afin de voir si ces "gratteux" de cours privés ne pourraient pas gratter aussi les rues en soufflant la neige sur les terrains. Ils sont déjà sur le terrain, alors ça ne serait peut-être pas beaucoup plus long de leur confier le déneigement des petites rues secondaires des quartiers pour que la grosse machinerie s'occupe de l'essentiel.
À voir
Dépêchez-vous d'aller voir l'entrevue de l'ancien joueur d'échecs russe Garry Kasparov avec Céline Galipeau. Il compare Poutine à Hitler sans retenue. Le Adolf Hitler de 1936 ressemble en plusieurs points au Vladimir Poutine de 2014.