Le juge Pierre Simard a accepté, hier, la remise en liberté de Gabriel Boulanger, accusé d'incitation publique à la haine et de menaces de mort contre les chiites de Syrie.

Gabriel Boulanger remis en liberté

Le juge Pierre Simard a accepté, hier, la remise en liberté de Gabriel Boulanger, accusé d'incitation publique à la haine et de menaces de mort contre les chiites de Syrie. Le Baieriverain de 27 ans pourrait toutefois retourner rapidement derrière les barreaux, alors que sa sentence dans l'opération Insuline devrait être connue le 7 août.
Le juge de la Cour du Québec a émis plusieurs conditions à cette remise en liberté, conditions qui concordent avec celles contenues dans la décision de son homologue Pierre Lortie dans le dossier Insuline.
Notamment, l'accusé, qui se fait surnommer Gabriel «Mohammed» Bélanger, ne peut pas communiquer avec des personnes arrêtées dans l'opération Insuline et ne peut posséder d'armes à feu. Il ne devra également pas participer à des communications par Internet et demeurer loin de l'alcool et de la drogue.
Pour sa remise en liberté, le juge Pierre Simard a également demandé une somme de 2000$ avec dépôt de la conjointe de l'accusé, de même qu'un montant de 5000$ sans dépôt.
C'est donc dire que la défense a convaincu le juge que Gabriel Boulanger ne représentait pas un risque de récidive.
«Le fardeau de convaincre le tribunal revenait à la défense. Elle a convaincu le juge Pierre Simard que l'accusé ne représentait pas un risque de récidive. C'est ce qui a poussé le juge à accepter la remise en liberté», a résumé Me Mélanie Paré, procureure de la Couronne.
L'avocat de Gabriel Boulanger, Me Luc Tourangeau, s'est réjoui du verdict à sa sortie de la salle d'audience. «Notre objectif était de plaider avec conviction et de faire la démonstration convaincante de la réhabilitation de mon client. On a travaillé fort», a-t-il dit.
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