Trois beaux gars, trois bons chanteurs, trois vedettes de la chanson avec leurs souliers vernis, leurs costards et leurs cravates qui s'amusent avec un répertoire connu et qui plaît à tout le monde.

Forever Gentlemen: la magie opère

Ça prend quelques chansons, mais la magie finit par opérer. Les crooners Garou, Corneille et Rock Voisine arrivent à nous charmer avec le spectacle Forever Gentlemen, une méga production qui était présenté en première, mardi soir, à la salle L'étoile Banque Nationale du Dix 30 à Brossard avant de partir en tournée au Québec et en Europe.
Ils veulent nous ramener à Las Vegas, au temps de Dean Martin, Sammy Davis Jr et Frank Sinatra alors que le «Rat Pack» régnait sur scène et dans les studios d'Hollywood à l'époque des classiques des années 60. Ils font plus, ils nous amènent avec eux dans ce projet musical tout à fait charmant qui, avouons-le, leur ressemble.
Costard et cravate
Trois beaux gars, trois bons chanteurs, trois vedettes de la chanson avec leurs souliers vernis, leur costard et leur cravate, qui s'amusent avec un répertoire connu et qui plaît à tout le monde.
Sur scène, un big band d'une douzaine de musiciens installés de chaque côté d'un escalier, comme dans les concerts du Laurence Welk Show, derrière des lutrins signés FG (Forever Gentlemen), les accompagnent. Au fond de la scène, un grand rideau argenté laissera la place à un écran géant qui nous montre le visage des chanteurs en gros plan et leur large sourire.
Ils chantent La belle vie, La mer, Mes emmerdes, That's Life, That's amore, ils s'amusent. Corneille livre entre autres une version très attachante de Singing in the rain en se permettant quelques pas de danse. Les gens aiment, leurs applaudissements en témoignent, les gentlemen sont aimables. Le trio se permet d'être cabotin à quelques occasions (pas trop souvent tout de même), ça fait du bien de voir Rock Voisine se laisser aller un peu.
Au delà des modes
Garou, meneur du spectacle, toujours aussi souriant, s'impose comme le lien dans ce trio qui chantent des reprises, des classiques qui ne se démodent pas. Ils se passent le micro, interagissent et font des liens entre les chansons. Ils sont très charmants et leur complicité ne peut que s'améliorer avec les nombreuses représentations à venir.
Les gentilshommes se permettent aussi des clins d'oeil au répertoire québécois. Corneille a avoué que lors de sa première fois, en amour, la fille avait des affiches de Rock Voisine sur les murs et c'est sur la chanson Hélène qu'il a vécu sa première fois.
La deuxième partie du spectacle est plus jazzé avec des pièces comme C'est si bon, Et maintenant, For me formidable, Fly to the moon, My Way et New York New York qui a valu une ovation de la part des spectateurs. Marie-Ève Janvier ajoute sa belle voix à ce répertoire nostalgique en montant sur scène à deux reprises.
Le trio se permet d'inviter des artistes. Hier soir, Robert Charlebois s'est installé au piano pour chanter la version française de Falling in love, une pièce du 18e siècle reprise par Elvis Presley. La surprise de Charlebois derrière le piano a été un des moments forts de la soirée, apprécié des spectateurs. Charlebois est revenu sur scène en fin de soirée pour la finale.
Mises en scène
L'ambiance de Vegas est là, le trio se livre à de petites mises en scène pendant la soirée, il leur reste juste à développer une complicité qui va au-delà de la scène, pour que les spectateurs les sentent plus en lien.
Le concept du spectacle est très bien pensé, le répertoire de la soirée va plaire à toutes les générations, même à ceux qui n'ont pas connu le Rat Pack de l'époque. Les gens se rappelleront sûrement du trio de gentilshommes qui les a bercés tout au long de la soirée.
Le spectacle Forever Gentlemen sera présenté au Théâtre du Palais municipal de La Baie demain, le jeudi 5 novembre, à Québec (6 novembre), Montréal (11 novembre) et Gatineau (12 novembre) avant de partir en tournée européenne.