Fjordtech a inauguré cette semaine son nouveau siège social en présence du député de Dubuc, Serge Simard, et de la conseillère municipale, Martine Gauthier, le président directeur général de Fjordtech Industrie, André Montpellier.

Fjordtech: inauguration du nouveau siège social

L'entreprise baieriveraine Fjordtech Industrie, spécialisée dans la fabrication mécano-soudée, a le vent dans les voiles et elle a tenu à le faire savoir vendredi lors de l'inauguration de son nouveau siège social où trône désormais la représentation d'un drakkar réalisé par ses travailleurs.
Depuis quelques jours, Fjordtech a maintenant pignon sur rue au coeur du secteur Port-Alfred. L'entreprise a maintenant un pied à terre sur la 2e Rue puisqu'elle a acquis l'édifice qui logeait autrefois le bureau de poste, un investissement d'environ 1 M $.
Lors de l'inauguration effectuée en présence du député de Dubuc, Serge Simard, et de la conseillère municipale, Martine Gauthier, le président directeur général de Fjordtech Industrie, André Montpellier, a expliqué que la nouvelle acquisition permettra de regrouper sous un même toit l'administration de l'entreprise, le service des ressources humaines ainsi que l'ingénierie. Au total, ce sont entre 40 et 50 techniciens et ingénieurs qui seront regroupés au siège social tandis que l'atelier du boulevard Saint-Jean-Baptiste continuera la production d'équipements mécano-soudés.
M. Montpellier a mentionné que bien du chemin a été parcouru depuis la fondation en 1995. Le PDG a indiqué que l'entreprise spécialisée dans l'installation, l'entretien d'équipements et de machineries de production dans les secteurs des mines, des papetières, les scieries et les alumineries au Québec, en Ontario, dans le Grand Nord canadien ainsi qu'aux États-Unis compte 120 travailleurs sur sa liste de paye, excluant les emplois créés en sous-traitance. Ces derniers peuvent facilement atteindre entre 300 et 400 travailleurs pendant certaines périodes, explique M. Montpellier.
Parmi les facteurs expliquant la croissance de Fjordtech, M. Montpellier a souligné que les ingénieurs ont développé des processus permettant aux usines d'un certain âge d'augmenter leur productivité et la sécurité de leurs travailleurs. C'est ce qui explique peut-être que l'entreprise soit présente dans une quarantaine d'usines au Canada. En 2010, Fjordtech a ouvert un bureau permanent à Sorel suivi en 2011 d'une firme d'ingénierie, à Rouyn-Noranda. La même année la création de Fjordtech Artic a validé un partenariat important avec une communauté du Nunavut.
Bons coups
Parmi les bons coups relevés, M. Montpellier est fier d'avoir pu créer de solides liens avec les communautés Inuits au Nunavut sur l'île de la Terre de Baffin où un consortium formé par les sociétés minières ArcelorMittal et Iron Ore Holdings s'apprêtent à exploiter le site Mary River, le plus important gisement de minerai de fer au Canada d'une durée d'exploitation, qui pourrait s'étaler sur 200 ans. M. Montpellier a raconté que son entreprise a consacré deux années d'efforts pour tisser des liens serrés avec ces communautés. Ces dernières considèrent maintenant Fjordtech comme une membre à part entière de la communauté.
C'est ce qui explique que sur les affiches extérieures de l'immeuble de Fjordtech à La Baie, on retrouve la dénomination sociale en caractères inuktitut.
Outre l'expansion des activités vers le Grand Nord canadien, Fjordtech est en discussions également avec des sociétés américaines afin d'aller chercher du volume d'affaires. Avec un dollar canadien plutôt faible comparativement à la devise américaine et une remontée anticipée des prix du fer, de l'or, de l'aluminium, M. Montpellier prévoit que le Plan nord du gouvernement québécois pourrait enfin prendre son envol.
C'est dans ce contexte que Fjortech Industrie anticipe une croissance de son volume d'affaires de 20 % par année pour les cinq prochaines années.