La députée de Jonquière, Karine Trudel,

Fermeture temporaide de la papeterie Kénogami: Karine Trudel blâme Ottawa

La députée de Jonquière aux Communes, Karine Trudel, déplore que les travailleurs de la papeterie Kénogami de Résolu soient de nouveau victimes d'une fermeture temporaire en raison d'un carnet de commandes anémique et des problèmes causés par la surtaxe imposée par le gouvernement américain sur les exportations canadiennes de papier surcalandré.
La députée rappelle qu'il s'agit d'une deuxième fermeture pour cette usine en neuf mois. Elle note que le problème de la surtaxe remonte à un an et qu'Ottawa a été incapable d'intervenir auprès du gouvernement américain pour trouver une solution à ce problème. La surtaxe fait augmenter les coûts de production du papier produit dans les usines de Kénogami et Dolbeau pendant que la Nouvelle-Écosse subventionne directement Port Hawkesbury Paper qui a relancé la machine à papier la plus performante en Amérique du Nord.
Désappointée
« Je suis extrêmement désappointée pour les travailleuses et les travailleurs. On sait que la taxe sur le papier surcalandré a durement frappé l'usine de Kénogami. La production se maintient, mais à la moindre fluctuation de la demande, les gestionnaires n'ont aucune marge de manoeuvre financière. Résultat : ce sont les gens de la région qui écopent quand le carnet de commandes s'amincit », a indiqué dans un communiqué Karine Trudel.
La députée néo-démocrate rappelle que l'ex-ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, s'était pourtant engagée en août dernier devant les représentants des travailleurs à trouver une solution au problème. La députée en arrive à la conclusion aujourd'hui que cet engagement n'a pas été respecté.
« Le gouvernement est au courant de la problématique, mais il n'a pas agi assez rapidement sur les facteurs qu'il peut contrôler afin de minimiser les chances qu'un évènement comme celui-ci se produise. L'important, c'est de démontrer fermement que la surtaxe punitive imposée à Kénogami et Dolbeau est injustifiée et doit être levée.
« Des rencontres, des discussions, des groupes de travail, c'est bien, mais seulement si cela s'accompagne de véritables actions, ce qui semble faire défaut sous les libéraux », a conclu la députée de Jonquière.