Faites de la place

Je vais déjeuner assez souvent au Café Mont-Royal au centre-ville de Chicoutimi, un petit casse-croûte sympathique qui sert de bonnes fèves au lard et des oeufs tournés pas pétés. Le restaurant compte environ une trentaine de places dont une dizaine autour du comptoir sur des bancs qui tournent.
Parfois on se pointe à quatre personnes pour déjeuner le samedi matin. On aime bien «aller aux beans» pour démarrer la fin de semaine. Il arrive souvent qu'on tourne les talons parce que le restaurant affiche complet, tant mieux pour eux. Souvent on attend qu'une table se libère quand les gens nous font signe qu'ils ont demandé la facture.
Mais des fois, il y a des gens seuls qui prennent un café en lisant leur journal assis à une table pouvant accueillir quatre personnes. Ces personnes nous voient entrer dans le restaurant et gardent leurs yeux sur le journal pour surtout ne pas regarder en notre direction. C'est dommage pour le petit restaurant de perdre quatre clients à cause d'une personne seule qui vole la place à des groupes de quatre.
Alors à partir d'aujourd'hui, accrochez ce bout de chronique sur le babillard du restaurant ou posez une affiche demandant aux gens seuls de ne pas mobiliser les tables à quatre. Ce sera meilleur pour les affaires et moins décevant pour les clients.
Va jouer dehors
Le petit hamster n'arrête jamais de rouler dans la tête de Pierre Lavoie, notre Ironman national, qui cherche toujours comment faire bouger les jeunes et les moins jeunes pour développer de saines habitudes de vie. Il racontait récemment à un de mes collègues qu'on devrait organiser une sortie collective des enfants le soir après souper pour que les jeunes redécouvrent les plaisirs de jouer dehors avec les voisins dans le quartier.
Rappelez-vous quand l'humoriste Jean-Marc Parent interpellait le Québec au complet en nous demandant de faire "flasher" les lumières. On fermait et allumait les lumières extérieures en regardant par la fenêtre pour voir les autres lumières clignoter devant les maisons. C'était un peu niaiseux comme phénomène de masse, mais rien n'empêche que le monde se laissait interpeller.
Alors, imaginez une émission quotidienne qui inciterait les jeunes à jouer dehors entre 18h et 19h. Avec une promotion et des points bonis comme les cubes énergies du concours Lève-toi et bouge du Grand défi Pierre Lavoie. Si l'idée trotte dans la tête de Pierre, il y a de bonnes chances que les parents sortent à l'extérieur pour une demi-heure avec leurs enfants après le souper. Qui sait, c'est peut-être l'occasion de rejouer au hockey dans la rue et de se glisser sur des buttes de neige improvisées. Le Québec a connu un mini baby-boom ces dernières années, ce serait le fun de voir ces jeunes dans les rues de quartier.
Semaine du cinéma régional
Je discutais avec Richard Boivin, cette semaine, l'animateur du Ciné-club de Chicoutimi depuis 25 ans. Il fait partie de l'équipe qui sélectionne une douzaine de films par année, qu'on ne voit pas nécessairement dans les salles de cinéma traditionnelles, qui sont présentées les lundis soirs au Théâtre Banque Nationale.
Je lui ai parlé de la possibilité d'organiser la Semaine du cinéma régional en diffusant les films de nos cinéastes durant une semaine, histoire de faire honneur à nos créateurs régionaux, de les encourager à continuer et de permettre aux cinéphiles de découvrir les films dans un contexte événementiel.
Cette année, par exemple nous aurions pu présenter La cicatrice de Jimmy Larouche, La fille du Martin de Samuel Thivierge, Le démantèlement de Sébastien Pilote, en plus de programmer des courts métrages. Ajoutons à cela une soirée hommage avec des films d'Alain Corneau, et Claude Bérubé et on passe une belle semaine.
Déneigement de pauvre
Le maire n'est pas content, les conseillers ne sont pas contents, mais les rues ne sont pas déneigées davantage. Il me semble que j'aurais fait un appel général à tous les souffleurs de la ville pour nettoyer ces derniers jours. Quand nos élus ne sont pas contents, on se plaint à qui?