La ville de Palm Springs est construite au pied de la montagne, ce qui donne un magnifique paysage.

Escapade en Californie

CHRONIQUE / Pour les amateurs de marche et de randonnée pédestre, et pour ceux qui veulent découvrir un paysage aussi impressionnant que désolant, la vallée d'Ocheaga est sans aucun doute un rendez-vous à mettre à son agenda au moins une fois dans sa vie.
Malgré un climat arride et sec, les fleurs et certains feuillus parviennent à pousser dans le désert de Palm Springs.
Il y a des endroits où les cactus poussent dans une oasis, exactement là où l'eau coule de la montagne.
Si la visite des quartiers chics de Palm Springs et Indian Wells est intéressante, elle le devient encore plus dans le parc national de Joshua Tree, de la montagne de San Jacinto et des nombreux parcs situés à proximité de la ville où il devient possible de pénétrer dans un monde rempli de cactus, de palmiers, de terre aride et de rochers, là où même des espèces arrivent à vivre et à pousser dans des oasis impressionnantes.
Le Joshua Tree National Park occupe un territoire de plus de 3200 kilomètres carrés. Il est situé dans les comtés de Riverside et de San Bernardino et accueille bon an mal an plus de 1,4 million de visiteurs.
On y retrouve deux écosystèmes distincts avec le désert du Colorado et le désert de Mojave. Et on dirait que les deux secteurs ont été découpés au couteau. D'un côté, des cactus et des palmiers et de l'autre, des feuillus. Entre les deux, du sable et des pierres, comme ce petit parc (plusieurs y font du camping) où l'on peut voir une roche en forme de crâne.
Il est possible de voir le Mexique du haut du désert du Colorado. 
Mais il faut être prudent. Certains cactus peuvent blesser. Lorsque l'on s'y approche un peu trop, ils ont un système de défense qui fait que l'on peut se retrouver avec des épines sur diverses parties du corps. 
J'ai vécu l'expérience, par accident et j'ai reçu quelques épines dans le pied. Je les ai senties. Si j'avais eu le malheur d'en recevoir une grande quantité sur le corps, il semble qu'il y a danger de mort. Je n'ai pas tenté le coup.
Le point le plus haut de ce parc se trouve à 5185 pieds d'altitude (1580 mètres). La route est pavée en asphalte. Il y a plusieurs arrêts possibles. Il faut amener de l'eau et de quoi manger. Traverser le parc prend une bonne partie de la journée lorsque l'on prend le temps de s'arrêter et d'admirer le paysage.
Montagne de San Jancinto
Cette autre montagne située à quelques kilomètres de Palm Springs culmine à 6000 pieds d'altitude (1828 mètres), du moins la portion atteignable en voiture. Il faut parcourir plus de 12 kilomètres pour arriver au sommet. Oui sur une route en asphalte, mais sur un parcours très sinueux avec la montagne à droite et le ravin à gauche.
Mais là aussi le coup d'oeil en vaut la peine. Un belvédère est situé à environ la moitié du trajet et permet d'admirer la vallée tout en bas.
À la fin de l'ascension, après avoir vu encore et encore des cactus, des pierres et du sable, on se retrouve dans un tout autre monde. Un peu comme en Alberta. 
On y voit des ranchs d'une grande beauté, de vastes étendues de verdure, des arbres feuillus immenses.
Si la montée n'a pas été de tout repos, la descente est aussi demandante. Car la route y est tout aussi sinueuse et risquée. 
Mais le coup d'oeil en vaut vraiment la peine.
Si après avoir fait le tour de cette immense montagne, vous voulez en voir encore davantage du sommet, il est possible de s'y rendre (sur un autre flanc) à bord du téléphérique.
Pour y parvenir, on monte jusqu'à la station, située à 2643 pieds. J'y ai vu plusieurs personnes y aller en vélo, à pied et à la course.
Ensuite le téléphérique vous amène à 8516 pieds d'altitude. Tout en haut, le paysage y est sans doute magnifique, mais il faut se traîner une petite laine, car la température aura baissé d'environ 30 degrés Fahrenheit à votre arrivée.
Du haut du mont Jacinto, le touriste a une vue imprenable sur la vallée de Coachella.
J'ai vu le Roadronner
'
ai aperçu le Roadrunner, mais aucune trace de Wile E. Coyote, qui aurait pu lui courir après comme dans la bande dessinée. Pas l'ombre d'un serpent, ni même de Geronimo ou de John Wayne.
Je sais, ce sont des stéréotypes, mais lorsque l'on se retrouve dans l'Ouest américain, le pays des Indiens et des cowboys. En plein désert de la Californie.
Les secteurs de Palm Springs, d'Indian Wells et de Palm Desert, dans la Coachella Valley, regorgent de paysages désertiques et d'une végétation dense et diversifiée.
J'avoue que je ne m'attendais pas à ce décor en mettant les pieds dans le désert californien.
Pour moi un désert, c'est du sable, un relief assez plat, des cactus, des palmiers. 
Vous pouvez imaginer la surprise lors de notre approche de Palm Springs, par la voie des airs, en apercevant les immenses montagnes. Lorsque nous avons réalisé que l'avion amorçait sa descente, on s'est informé à nos amis Raymond et Lorraine pour savoir où nous étions rendus. On imaginait faire une escale que nous n'avions pas prévue. Non, ont-ils dit. On arrive à la maison (leur seconde demeure) à Palm Springs.
Cela nous a permis d'admirer le paysage du haut des airs. On y distingue facilement les terrains de golf et l'étendue de la vallée.
Car la Coachella Valley regroupe une douzaine de localités et compte un peu plus de 400 000 habitants et est entourée de montagnes. 
Situé à deux heures de Los Angeles ou de San Diego, la vallée attire tout de même les vedettes hollywoodiennes. Certaines y ont leur chalet à Palm Springs. 
Le défunt acteur Bob Hope y a possédé une luxueuse résidence, bâtie dans l'une des montagnes (on pouvait la voir de notre condominium, mais impossible de s'y approcher). Elle est en vente pour 27,5 millions de dollars).
Sonny Bono (de Sonny and Cher) y a été maire. Frank Sinatra y est demeuré et sa fondation a même fait construire un parc à chiens (où il n'y a pratiquement jamais de chiens). Un endroit d'une beauté à faire rougir bien des jardins.
Malgré la richesse, il y a aussi de la pauvreté. Même si Palm Springs n'est pas Los Angeles, Toronto, New York ou Montréal, on y retrouve des itinérants. J'en ai vu un ramasser un plat de nouilles, renversé sur le trottoir, prendre une cuillère et y remettre le contenu. 
Il a regardé le tout et l'a mangé. Comme si de rien n'était.
Ah oui, une autre constatation. Si vous êtes plus ou moins tolérants avec le phénomène LGBT, il vaut mieux éviter Palm Springs. Si San Francisco est reconnue pour être la capitale de l'homosexualité, la ville du désert de la Californie se trouve probablement au deuxième rang. 
La température
J'ai hésité plusieurs années à mettre les pieds à Palm Springs. Les offres ne manquaient pas, mais comme je déteste la chaleur, je n'avais pas le goût d'y aller.
Moi qui a chaud à 22 ou 23 degrés (75-76) au Saguenay, je ne me faisais pas à l'idée d'aller dans un endroit où le mercure grimpe à 34, 35, voire 40 degrés. 
Je l'ai vécu. Oui oui, du 100 et 103 degrés Fahrenheit. Et je n'ai pas sué une goutte. Climat sec. Pratiquement aucune humidité. 
Cela dit, ça ne veut pas dire que j'y vivrais à l'année, mais j'ai apprécié cette agréable chaleur. 
Palm Springs est agréable à visiter de décembre à la fin avril. Il faut éviter juin, juillet et août, car là le mercure monte à plus de 45 degrés. Pour les mois de septembre, octobre et novembre, il semble que c'est un peu frais avec des températures variant de 15 à 25. Bon, moi ça m'irait.