Clermont Duval a voulu commémorer le centenaire de la mort de l'auteur Louis Hémon.

Édition de luxe de Clermont Duval

Le bédéiste Clermont Duval vient de publier une édition de luxe de la bande dessinée Maria Chapdelaine aux Éditions Roman-Cinéma pour commémorer le centenaire de la mort de l'auteur Louis Hémon (1913-2013) et le centenaire de la première publication de ce grand roman (1914-2014).
Il s'agit en fait d'une réédition de sa bande dessinée en noir et blanc, réalisée en 1980 pour célébrer le 100e anniversaire de la naissance de Louis Hémon. Cette nouvelle édition est en couleurs et les textes ont été révisés par le fondateur du Musée Louis-Hémon de Péribonka, Gilbert Lévesque.
L'album de 66 pages sur papier glacé, en librairie depuis le 20 mars dernier, a été commandé par la Société historique de Montréal et compte 300 dessins qui illustrent le mode de vie de l'époque et une histoire d'amour difficile. «L'album respecte intégralement le roman. Cette nouvelle édition a été numérisée pour y ajouter de la couleur. Les textes ont été modifiés pour laisser plus de places aux images», explique le bédéiste qui a créé sa maison d'édition.
Oeuvre marquante
Le fondateur du Musée de Péribonka Gilbert Lévesque a revu tous les textes de la BD en plus de signer l'avant-propos et de rédiger les notes historiques. «Il y a 33 ans, j'étais coordonnateur du centenaire de la naissance et cette année je reprends le flambeau pour le centenaire de son décès», lance Gilbert Lévesque lors d'une entrevue téléphonique.
«C'est un très beau livre qui comporte entre autres l'illustration porteuse du centenaire de la mort Louis Hémon, une gravure de Mikel Chaussepied de Bretagne, une pure merveille dans laquelle vous allez reconnaître le mont Louis Hémon dans la Réserve faunique des Laurentides», fait savoir Gilbert Lévesque.
«C'est une oeuvre qui ne vieillit pas et ce qu'il faut accorder à Maria Chapdelaine de Louis Hémon, c'est l'approche identitaire du peuple québécois à un moment donné de son histoire. C'est l'oeuvre maîtresse de l'auteur et il faut la relire avec un regard neuf, car ce roman a propulsé le Québec et la région sur la carte du monde francophone. C'est le premier écrivain français qui s'est penché sur notre paysannerie, avec respect. C'est le pionnier de la francophonie en terre d'Amérique et dès son arrivée, il s'est rendu compte que les Anglais en menaient pas mal large», rappelle celui qui fait vivre la mémoire de l'écrivain.
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