Les employés de l'usine ont commencé à fabriquer les vélos.

Devinci décroche un gros contrat au Brésil

Devinci a obtenu l'un des plus gros contrats de son histoire. L'entreprise saguenéenne fabriquera 7000 vélos FIT, un dérivé du Bixi, qui seront livrés à Recife au Brésil.
La responsable des communications de Devinci, Any Truchon, mentionne que les vélos en partage sont très populaires à l'international.
Il s'agit du plus gros contrat de vélos en partage réalisé par Devinci en Amérique latine. L'entreprise fabriquera l'ensemble des vélos dans son usine de la rue Manic à Chicoutimi. Pour subvenir au besoin, Devinci est à la recherche d'employés pour sa ligne d'assemblage. Il s'agit d'une dizaine d'emplois contractuels à temps plein.
«Le transport en vélo devient un moyen alternatif très intéressant. J'étais à Montréal récemment et c'est impressionnant de voir le nombre de personnes qui utilisent les Bixi. Ce contrat au Brésil n'est sûrement pas le dernier que l'on va faire!», souligne la responsable des communications de la compagnie, Any Truchon.
Devinci fête ses 30 ans cette année et compte plus de 70 employés à son usine chicoutimienne. L'entreprise a déjà livré plus de 50 000 vélos en partage au fil des dernières années. «Chaque ville a son nom et sa couleur de vélo», souligne Any Truchon, montrant les vélos de couleur orange nommés Tembici qui seront livrés à Recife, dont l'agglomération urbaine compte quelque quatre millions d'habitants.
Le FIT pèse dix livres de moins que le Bixi. Il n'est toutefois pas possible de l'acheter de manière individuelle. Il est seulement vendu en gros par PBSC, dont Devinci est un fournisseur. PBSC distribue des vélos fabriqués par Devinci partout dans le monde, dont à New York, Londres, Honolulu, Reykjavik, Montréal et Toronto. Sur le site de PBSC, une entreprise québécoise, on apprend que le slogan de la compagnie est «Changer le monde un vélo à la fois». «Il y a des villes qui ajoutent des vélos chaque année. On voit un engouement pour le transport urbain à vélo. D'un point de vue environnemental, on trouve ça vraiment excellent. Utiliser le vélo, c'est aussi une très belle manière de découvrir sa ville, sa région.»
Si le FIT n'est pas achetable à l'unité, Devinci par contre a mis sur le marché un nouveau modèle, le Cartier. Il s'agit d'un vélo de ville qui se détaille à partir de quelque 750$.
Saguenay, une géographie difficile pour le vélo en partage
La ville d'où origine Devinci, Saguenay, ne compte pas de vélos en partage. La géographie et la démographie de la ville ne favorisent pas nécessairement ce type de projet, convient la responsable des communications de Devinci, Any Truchon.
«Selon nous, s'il devait y en avoir ce serait avec assistance électrique, en raison des côtes et des longues distances à parcourir. Les vélos avec assistance électrique sont une belle solution, mais il faut quand même se questionner sur l'usage qu'on ferait des vélos. Chez Devinci, nous vendons plusieurs bons vélos urbains et à assistance électrique sans que ce soit des vélos en partage et qui peuvent combler de nombreux cyclistes.»