Palais de justice de Chicoutimi.

Deux Johnny Verville sèment la confusion

Il peut arriver qu'un document de la Cour criminelle du Québec se retrouve entre les mains de la mauvaise personne. Ça peut paraître probable pour un Michel Tremblay ou un André Bouchard par exemple. Mais que ça arrive pour un dénommé Johnny Verville, c'est autre chose.
Un petit moment cocasse s'est produit à la salle 2.10 du Palais de justice de Chicoutimi. Johnny Verville, du Chemin Saint-Thomas, à Chicoutimi, a été arrêté jeudi pour avoir omis de se présenter à la cour. Sauf qu'il n'avait jamais été avisé qu'il devait y être.
En temps normal, le vrai Johnny Verville devait s'expliquer sur le fait qu'il n'avait pas réalisé ses travaux communautaires dans les temps prévus. Un avis lui a été signifié de se présenter en cour le 23 septembre. Constatant son absence, le juge n'avait pas eu le choix d'émettre un mandat d'arrestation.
«Lorsque j'ai rencontré mon client ce matin (hier matin), je n'étais pas très heureux de la situation. Mais il ne cessait de me dire qu'il n'avait jamais eu la visite d'un huissier et qu'il n'avait jamais eu le document afin qu'il se présente à la cour», raconte Me Julien Boulianne.
Pourtant, le document était bien adressé à Johnny Verville, du chemin Saint-Thomas, à Chicoutimi.
Sauf que l'huissier est allé remettre le document sur la rue Hôtel-de-Ville à Saint-Honoré. Et là, l'occupant de la résidence a pris le document. Sauf que ça ne le concernait pas et il n'a pas donné de suivi à cette lettre.
Le Johnny Verville attendu au Palais de justice a confirmé que la lettre a été remise à Johnny Verville, de Saint-Honoré, qui se trouve être son cousin. L'homme de 31 ans a été remis en liberté à la suite de cet imbroglio et après avoir passé une nuit en prison.
Johnny Verville devra éventuellement répondre de son manquement à une ordonnance de la Cour.
Sbegin@lequotidien.com