L'album de la jeune Azélie a été lancé en mai.

Déjà très bonne... à 15 ans!

Si vous écoutez Something Good, le premier album de la chanteuse Azélie, vous vous dites que la chanteuse est très bonne, au même titre que ses compositions produites par Dumas. Rien ne vous laisse croire que cette artiste est âgée de 15 ans et que parmi les pièces retenues, il s'en trouve une, Live, qu'elle a créée à 11 ans.
Côté vocal, elle reconnaît que les choses se sont placées récemment. «J'avais 12 ans quand j'ai fait les maquettes qui ont été soumises à La Tribu, puis à Dumas. À ce moment-là, j'avais encore une voix de bébé», rapporte la principale intéressée. En revanche, ses aptitudes musicales étaient bien présentes, ce qui tient à son apprentissage hâtif du piano.
Elle en fait depuis 11 ans et va même passer un examen ce mois-ci, sous la supervision du Royal Toronto Conservatory. Sans rêver d'une carrière en musique classique, Azélie apprécie ce que lui apporte cette formation. «C'est un atout lorsque je compose des chansons. Ça m'aide à leur donner une certaine complexité», fait-elle remarquer.
Pour compléter le portrait, mentionnons que ses parents aussi font de la musique et que dans la résidence familiale, cette activité occupe une place privilégiée, loin devant l'écoute de la télévision. «Le salon est toujours plein d'instruments, raconte l'adolescente. Je trouve ça plaisant de pouvoir composer dès que j'arrive à la maison.»
D'égal à égal
C'est le patron de La Tribu, un «major» de l'industrie du disque au Québec, qui a rendu possible la sortie de Something Good. Séduit par les maquettes évoquées plus tôt, il a suggéré à l'artiste de travailler avec Dumas, une proposition qui fut la source d'une belle collaboration.
Le vétéran et la recrue ont planché sur les chansons conçues par cette dernière. Elle en avait une trentaine sous le bras et garde un bon souvenir du processus qui a mené à la sélection de 12 titres, puis à leur polissage. «J'ai apprécié le fait que Dumas m'a traitée d'égal à égal, tout comme les autres membres de l'équipe. Mes suggestions ont été prises en considération», se réjouit Azélie.
Elle a aussi aimé le traitement que Dumas a réservé à ses compositions, en particulier celles aux accents pop. Il a donné encore plus de relief à un album qui se veut éclectique. «On tenait à ce que ce soit diversifié et parmi les influences, il y a les années 1960, le folk et la pop. On retrouve des pièces ''upbeat'' et aussi des chansons mélancoliques», énonce l'artiste.
Tous les textes sont en anglais, qu'elle maîtrise aussi bien que sa langue maternelle. Azélie affirme que c'est arrivé spontanément et que la prochaine fois, sa préférence pourrait aller au français. D'ici là, elle entend réaliser un autre de ses rêves, lequel consiste à faire de la scène. Ça commencera par des premières parties à l'automne, prélude à une tournée qui pourrait se matérialiser en 2015.