David Lecointre est un exemple d'intégration. Rapidement, il a été adopté par la région. Depuis, il fait sa marque dans le domaine touristique.

David Lecointre, conquis par la générosité des gens

La personnalité du mois Le Quotidien/Radio-Canada est David Lecointre. Originaire de Belgique, il habite à Saint-Félicien après être passé par Girardville. Non seulement David apporte une large contribution au monde du vélo et à l'industrie touristique régionale, mais il est aussi un modèle d'intégration qui fait preuve d'audace, comme en fait foi le défi qu'il a organisé en février dernier.
C'est la générosité des gens de Girardville qui a convaincu le Belge d'origine David Lecointre de venir vivre au Québec. Après le coup de foudre des grands espaces, ce fût celui de l'authenticité de la population de la région.
David Lecointre ne pensait pas qu'un séjour au Québec pour faire du traîneau à chien au nord de Girardville en 2000 changerait sa vie à tout jamais. " J'étais le seul inscrit lors de mon séjour avec Aventuraid. J'ai donc vécu l'expérience avec Tony Paré. En discutant avec lui, j'ai senti qu'il voulait partir à son compte mais qu'il n'avait pas de personnes ressources en Europe. On a donc développé un partenariat qui a mené à la création d'Attractions boréales ", raconte-t-il.
En 2003, il décide de s'installer pour de bon avec sa femme et ses deux enfants alors âgés de 4 et 7 ans. Une décision de quitter Liège qu'il ne regrettera pas.
Il a été plongé dans le marketing dès l'âge de 13 ans, en vendant des logiciels conçus par son père médecin. Puis, il a été à la tête d'une compagnie qui vendait des logiciels pour le monde médical. C'est ce bagage qui lui a permis de structurer l'offre touristique à Girardville en créant Destination Boréale. Puis, il décide d'accepter le défi de joindre les rangs du CLD pour s'occuper du développement touristique. C'est lui qui a jeté les premiers jalons du positionnement touristique de la MRC en misant sur les grandes rivières présentes sur le territoire.
Dès sa première expérience en traîneau à chiens, il a saisi que la carte à jouer pour attirer des touristes était celle de l'authenticité . " Les Français veulent être guidés par des Québécois, entendre leur façon de parler. C'est gagnant. Encore aujourd'hui quand je vends la région, je vends la personnalité et l'authenticité des gens ", affirme-t-il.
Cette démarche, il l'a appliquée quand il était directeur de la Véloroute des Bleuets. C'est pour cette raison qu'il a réussi à attirer une clientèle provenant de l'étranger. C'est grâce à lui si une cinquantaine de cyclistes belges sont venus découvrir la région à vélo cet automne.
Une philosophie qu'il applique aussi dans son enseignement. En effet, son expérience lui a permis de décrocher un emploi au cégep de Saint-Félicien. " C'est ce que je dis à mes étudiants. Il faut miser sur des expériences et attraits authentiques qui offrent une expérience typique qui va marquer les gens. Il ne faut pas que ça soit statique. Il faut se démarquer en utilisant les forces. »
Un rêve
David Lecointre caresse un rêve; la création d'un lien cyclable du lac Saint-Jean au fleuve Saint-Laurent. L'homme de 40 ans accompagne d'ailleurs Promotion Saguenay pour que le projet de Véloroute du Saguenay se concrétise. " Si nous voulons attirer davantage de cyclistes de la région, il faut avoir une offre encore plus importante. Imaginez les retombées si les personnes viennent pour plusieurs jours pour faire le tour du lac, affronter les cols du Fjord et utiliser une navette maritime ", avance ce passionné de vélo.
Intégration réussie
Jamais David ne sait senti isolé depuis son arrivée au Québec . Son intégration, il la doit aux citoyens de Girardville. " Ils ont été merveilleux avec moi comme je me suis intéressé à eux et à leur histoire, ils ont compris qu'ils pouvaient me faire confiance ", a-t-il témoigné.
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