Richard Garneau n'a pas vu de si bons résultats pour le bois d'oeuvre depuis 2011

Bonne période pour le bois d'oeuvre

Les scieries de Produits forestiers Résolu de la région se tirent bien d'affaire même si l'entreprise a enregistré une perte de 45 M $ pour le 4e trimestre et de 81 M $ pour l'année 2016.
« Il faut remonter à 2011 pour avoir de si bons résultats dans le bois d'oeuvre. C'est très encourageant. La demande est en progression constante aux États-Unis. Il faut s'assurer maintenant d'avoir suffisamment de bois dans la région pour répondre à cette demande », a déclaré le grand patron de Résolu, Richard Garneau, en entrevue avec Le Quotidien.
Ce dernier s'inquiète du retard dans la mise aux enchères du bois par le Bureau de mise en marché des bois, ce qui pourrait avoir des répercussions dans les usines. « Ça représente 25 % du bois que l'on transforme. Il y a du retard et ça complique notre planification. On pourrait manquer de bois et être obligés de procéder à des arrêts de production », laisse-t-il planer.
En revanche, les scieries ont fonctionné à plein régime en 2016 grâce à cette augmentation de la demande. Ce qui s'est traduit par des bénéfices d'exploitation de 17 M $ pour le trimestre, même si les prix ont baissé de 4 $ par millier de pieds mesure de planche (pmp). En 2016, le secteur « produits du bois » a enregistré un bénéfice d'exploitation de 69 M $, ce qui représente une amélioration par rapport aux 2 M $ dégagés en 2015. « Ce progrès s'explique en grande partie par l'affaiblissement du dollar canadien, qui a donné lieu à une baisse du coût livré de 32 $ par millier de pmp », a informé Garneau.
Les bénéfices auraient pu être plus grands au 4e trimestre, mais la neige abondante a fait augmenter les coûts de livraison.
Pâte commerciale
Pour ce qui est du secteur Pâte commerciale, un bénéfice d'exploitation de 6 M $ a été enregistré au quatrième trimestre, soit 1 M $ de plus qu'au troisième trimestre. Par contre, l'usine félicinoise n'a pas contribué à cette embellie. Des problèmes de productivité ont ralenti la cadence. « Maintenant que les problèmes sont réglés, Saint-Félicien va contribuer à la bonne santé de ce secteur d'activités », mentionne Garneau.
Les perspectives en 2017 sont prometteuses, surtout que l'année 2016 s'est close par un bénéfice de 43 M $. Ce profit est moins élevé qu'en 2015 à cause de la chute de prix de 44 $ la tonne métrique.
Il y a une ombre au tableau cependant. « L'usine de pâte subit aussi, comme nos usines de papiers, des contrecoups des pressions des activistes. Il est plus difficile de vendre nos produits, car les groupes environnementaux contactent nos clients en véhiculant encore des mensonges. Ils n'arrêtent pas et ça représente toujours une menace », informe-t-il.
Les usines de Kénogami et Alma ont fait les frais de cette incertitude avec des réductions de la production. De plus, la surtaxe sur le papier surcalendré occasionne des pertes de revenus.
Malgré ces inquiétudes, le secteur du papier pour usages spéciaux a dégagé un bénéfice d'exploitation de 4 M $ pour le quatrième trimestre et de 25M $ pour l'année. Des bénéfices qui sont inférieurs à 2015 à cause de la baisse constante de la demande.
Papier journal
Le secteur Papier journal a enregistré un bénéfice d'exploitation de 1 M $ pour le trimestre, contre une perte d'exploitation de 8 M $ au troisième trimestre. Ce maigre bénéfice n'a pas ralenti la perte pour l'année qui s'élève à 15M $.