Michaël Marcotte et Iris Paquette ont lancé le bistrot Le Perchoir à Saint-Félix-d'Otis il y a trois ans. Un couple d'amis, Jessica Beaulieu-Leconte et Maxime Arcand-Rouleau, s'est maintenant joint à eux dans cette aventure pour le démarrage d'une auberge, tout près du bistrot.

Bistrot Le Perchoir: un secret bien gardé

Le bistrot Le Perchoir est un secret bien gardé à Saint-Félix-d'Otis. Offrant une vue imprenable sur le lac Otis, le restaurant lancé il y a trois ans par un couple qui souhaitait revitaliser le secteur des premiers établissements de la municipalité ajoute maintenant une auberge à son offre.
« Notre rêve, ça n'a jamais été d'avoir un resto ! » lance en souriant Iris Paquette, propriétaire du bistrot avec son conjoint, Michaël Marcotte. Et pourtant, ils amorcent un quatrième été pendant lequel ils consacreront presque tout leur temps au bistrot d'une cinquantaine de places niché sur l'une des côtes du Vieux-Chemin.
Avant tout, ils sont tombés amoureux de l'endroit. La beauté des paysages et les possibilités offertes par le secteur les faisaient rêver. Ce qu'ils savaient, c'est qu'ils voulaient valoriser l'endroit, et c'est sous la forme d'un bistrot offrant une cuisine alliant terroir et raffinement que leur projet a pris son envol.
Vieux Saint-Félix
Le Perchoir est situé dans le secteur que les gens de l'endroit appellent le « vieux » Saint-Félix. En face du restaurant, une stèle commémorative rappelle l'endroit où a été érigée la première église de la municipalité, dans les années 1920. À l'arrière d'une résidence privée, les traces du premier cimetière sont toujours bien visibles.
La route qui longe le Saguenay et le lac Otis est aujourd'hui peu fréquentée par les automobilistes, qui empruntent plutôt la 170, laquelle traverse le coeur de la municipalité de quelque 800 âmes. Les clients qui s'arrêtent au Perchoir sont ainsi surpris par la vue que leur offre la grande terrasse vitrée, qui semble suspendue dans les arbres.
« On trouve notre plaisir dans celui des gens et leur émerveillement » confie Iris, rencontrée en après-midi cette semaine, lors de quelques moments de répit après l'affluence du dîner, pendant que Michaël, dont la signature se retrouve derrière bien des plats, veillait à la bonne réalisation du projet d'auberge (voir autre texte). Chaque heure compte, en début juillet, alors que les premiers clients sont attendus en août.
Changer de vie
Rien ne destinait pourtant le couple à se lancer dans ce projet d'affaires. Iris, originaire d'Alma et diplômée en loisir, culture et tourisme de l'Université du Québec à Trois-Rivières, avait adopté le train de vie « métro-boulot-dodo » lorsqu'elle s'est établie à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, où elle a rencontré Michaël.
Un rythme de vie dont ils se sont rapidement lassés. Voulant fonder une famille, ils rêvaient de temps de qualité et de sortir de la routine. Ils ont alors déménagé à Arvida. L'idée du projet est née lorsqu'Iris a découvert le secteur du « vieux » Saint-Félix alors qu'elle travaillait pour la municipalité de Saint-Félix-d'Otis, pendant que Michaël complétait une formation en mécanique de véhicule lourd à Chicoutimi.
Maintenant maîtres de leur temps et parents d'un garçon de six ans, Liam, Iris et Michaël ne chôment pas pour autant. Le bistrot à l'ambiance chaleureuse, bâti presque entièrement de leurs mains, les occupe passablement. « L'été, avec les chalets et le camping, la population triple à Saint-Félix », souligne Iris.
Le Perchoir accueille les convives du mardi au dimanche pendant la saison estivale, et du jeudi au dimanche le reste de l'année. L'endroit peut aussi être réservé pour des événements spéciaux.
Le couple a été plutôt discret depuis l'ouverture du bistrot, n'ayant pas besoin de publicité pour remplir l'endroit. On entendra cependant sûrement parler d'eux à nouveau, les idées ne leur faisant pas défaut. « On pourrait faire ça à l'automne... », commence Michaël en abordant une énième idée. « Wô, on va commencer par ouvrir l'auberge ! » l'interrompt son amoureuse en riant.
Le bistrot Le Perchoir propose une cuisine alliant terroir et raffinement. Michaël Marcotte et Iris Paquette ont ouvert l'établissement afin de redonner une seconde vie au secteur du «vieux» Saint-Félix.
La terrasse vitrée du bistrot situé sur le Vieux-Chemin offre une vue imprenable sur le lac Otis.
Une auberge en août
L'aventure du Perchoir se poursuivra maintenant à quatre. Jessica Beaulieu-Leconte et Maxime Arcand-Rouleau ont tout laissé tomber pour se joindre à Iris Paquette et Michaël Marcotte pour lancer l'auberge attenante au bistrot qui ouvrira en août.
Le couple a quitté récemment Saint-Jean-sur-Richelieu pour s'établir à Saint-Félix-d'Otis. Maxime occupait un emploi à la municipalité, tandis que Jessica était enseignante en adaptation scolaire au primaire, avec une possibilité de permanence qui se rapprochait.
Rencontrés par Le Progrès, Jessica venait d'emménager il y à peine une semaine, après la fin des classes, tandis que Maxime se trouvait à Saint-Félix-d'Otis depuis un mois. Les deux couples sont maintenant partenaires d'affaires pour la gestion de l'auberge située à quelques pas du bistrot.
« Nous avions une idée de projet similaire, d'un endroit où les gens peuvent décompresser. Maxime et Michaël sont des amis d'enfance. Nous en avons discuté et une porte s'est ouverte. L'été dernier, nous avons travaillé au bistrot pour essayer », raconte Jessica. Voulant fonder une famille, ils étaient eux aussi à la recherche d'une meilleure qualité de vie.
« On voulait voir comment ça allait se passer, car ce n'est pas parce qu'on est amis que ça peut nécessairement se transformer en relation d'affaires », expose pour sa part Iris.
L'expérience a été concluante, au point où Jessica et Maxime ont emménagé dans la première maison achetée par Iris et Michaël, sur le terrain où Le Perchoir a été construit, tandis que ces derniers ont maintenant leurs quartiers dans une maison adjacente construite en même temps que le bistrot.
Auberge
L'auberge en construction, qui portera le nom de Perchoir hébergement, proposera quatre chambres thématiques situées à l'étage, dont deux avec un balcon donnant vue sur le lac Otis. Les prix varieront entre 100 et 120 $ pour cette première saison estivale.
Au rez-de-chaussée, un espace sera dédié aux marcheurs et aux cyclistes qui souhaitent passer une nuit sur place ou simplement s'arrêter quelques instants. Lits simples dans une grande salle, douche, toilette et terrasse seront accessibles.
« On s'inspire de concepts européens. Nous sommes près du sentier Notre-Dame-Kapatakan et les marcheurs pourront s'arrêter ici. Il y aura aussi une terrasse et des repas qui seront offerts à faibles coûts », explique Michaël Marcotte.
Activités
Une fois l'auberge ouverte et sa gestion rodée, les deux couples comptent développer une offre d'activités. Ils ont de nombreuses idées en tête : kite surf sur le lac, fat bike, aménagement de sentiers de randonnée, cours de yoga, entres autres.
Ils espèrent pouvoir développer le tourisme dans le secteur et faire découvrir les beautés de Saint-Félix-d'Otis.