Michel Fisher

Bientôt facteur d'orgues de Barbarie

Le luthier Yvon Robert et l'artiste marionnettiste Ann Jones reçoivent de la grande visite dans leur atelier de la rue Hôtel-Dieu. Le facteur d'orgues de Barbarie Michel Fischer effectue un premier voyage au Canada spécialement pour former les deux artistes qui seront en mesure de fabriquer leur propre instrument très bientôt.
Une subvention du Conseil régional de la culture a rendu possible la visite de l'artiste qui enseigne aux amateurs d'orgue de Barbarie depuis plus de 15 ans. Jusqu'à maintenant, il a formé 284 stagiaires dont plus de la moitié ont par la suite fabriqué leur orgue.
Grâce à l'internet, Miche Fischer rejoint des amateurs d'orgues de Barbarie partout dans le monde et a fondé une association regroupant tous ses anciens stagiaires nommée Les Joyeux Tourneurs de Manivelle.
Le maître est heureux de transmettre son savoir aux deux artistes de Saguenay. «La plus belle récompense, c'est quand un stagiaire m'envoie une photo de son orgue», témoigne-t-il.
Deux Montréalais se sont déjà rendus en France afin de suivre la formation. Mais ceux-ci ne semblent pas avoir mis leurs compétences à profit par la suite. D'autre part, il s'agit de la première fois que Michel Fischer déplace ses orgues en pays étranger pour former des artistes.
«Un orgue de Barbarie, on n'en a pas souvent dans la région. Et la présence de M. Fischer non plus», souligne Ann Jones. «C'est de la visite rare. La venue de M. Fischer est un événement pour l'atelier.»
Michel Fischer a expédié deux de ses instruments par avion. Une première expérience éprouvante pour le facteur d'orgues. «C'était la première fois que je transportais mes orgues et je ne le referai pas. Ils ont vraiment été abîmés. Il a pratiquement fallu les démonter puis les refaire. Ils ont subi des chocs de partout», déplore-t-il.
Chaque instrument entièrement fait de bois et de cuir est composé de plus de 700 pièces qui doivent être fabriquées. Et le facteur d'orgues l'assure, chaque partie de l'instrument est importante.
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