En plus de jouer quelques scènes dans Goon: le dernier des durs à cuire, Jay Barbuchel a coscénarisé et réalisé le film.

Baruchel derrière la caméra

Jay Baruchel a une carrière d'acteur à faire rougir d'envie bien de ses collègues. Pourtant, depuis l'enfance, c'est à la réalisation que rêve le Montréalais.
Goon: le dernier des durs à cuire lui a fourni l'occasion de toucher son but. Celui qui agit à titre de coscénariste et réalisateur du film est si heureux de l'expérience et du résultat, qu'il compte maintenant poursuivre l'aventure derrière la caméra. 
Jay Baruchel a joué dans plusieurs méga productions aux côtés des grands du milieu cinématographique. On a notamment pu le voir dans Almost Famous, Million Dollar Baby et La Nuit au musée 2. Il a aussi prêté sa voix au personnage de Harold dans Dragons et Dragons 2.
Il a aussi coscénarisé le film Goon, dur à cuire sorti en 2012. Le film avait connu tout un succès, enregistrant près de 6,5 M $ au Box Office. 
«On a créé quelque chose de spécial avec le premier film. Du Québec à la Colombie-Britannique, les gens ont aimé le film et les personnages. Le premier week-end en salles, Goon était le film numéro un à travers le pays. Je n'ai aucune idée de la dernière fois où c'était arrivé pour un film canadien-anglais. Au Québec, les gens écoutent leurs émissions, achètent leurs disques, écoutent leurs films. Ailleurs au Canada, c'est différent, car on est envahi de la culture des autres pays. C'est une bataille constante», affirme-t-il au cours d'un entretien téléphonique. 
Rapidement, l'idée de tourner une suite au film est apparue. Mais les scénaristes souhaitaient d'abord trouver l'idée qui saurait plaire au public. 
«Le plus difficile, c'était de trouver l'histoire que les fans méritent. C'est pour ça que ç'a pris cinq ans. On a pris notre temps, on voulait livrer le film à la hauteur. J'espère que tous les fans du premier film seront contents de ce qu'on leur propose. Je suis tellement fier de ce projet.»
L'équipe d'acteurs a été réunie, une condition nécessaire au tournage d'une suite au film. Puis, Michael Dowse, le réalisateur du premier n'étant pas disponible, c'est à Jay Baruchel qu'a été confiée la réalisation de Goon : le dernier des durs à cuire. 
«Réaliser, c'est quelque chose que je veux faire depuis que j'ai 9 ans. C'est ma raison d'être depuis tout ce temps. Quand je me lève le matin et que je me couche le soir, je vois toujours des films dans ma tête», raconte-t-il. 
Pour Jay Baruchel, réaliser Goon représentait la concrétisation d'un rêve, mais aussi un défi. 
«Il y avait des moments où c'était difficile. Je prends des médicaments pour les brûlements d'estomac maintenant», rigole-t-il. «C'est un film dans lequel il y a beaucoup de monde, beaucoup d'action. C'est ce que j'aime et ce que je veux passer le reste de ma vie à créer.»
Évidemment, Jay Baruchel est aussi passionné de hockey. Il aime les joueurs robustes. «Quand j'étais jeune, le Canadien était toujours à la télévision chez nous. Mes parents ont toujours aimé les joueurs bagarreurs. On m'a appris à avoir un grand respect pour ces gars-là. Mais je comprends aussi pourquoi des gens ne veulent pas de bagarre au hockey», assure-t-il.
Pour lui, le film est aussi un hommage aux «goon». «Doug, c'est le dernier cowboy. Chaque saison, il y a de moins en moins de bagarre dans la ligue nationale. C'est correct. Mais il y a quand même quelque chose de triste, de mélancolique là-dedans. À mon avis, quand Doug dit au revoir à sa carrière dans le film, c'est au rôle de dure à cuire qu'il dit au revoir et à sa place dans l'histoire du hockey aussi.»
Jay Baruchel espère reprendre le rôle de réalisateur prochainement. «C'est le meilleur job au monde », estime-t-il. « Je suis vraiment fier de ma carrière d'acteur, je suis reconnaissant, mais ma raison d'être, c'est réaliser. J'en rêve depuis tellement longtemps.»
Il a d'ailleurs plusieurs projets variés en cours. 
Il est notamment en train de développer une série policière dans les deux langues qui se déroule dans le Montréal des années 70 avec son coscénariste Jesse Chabot. Ensemble, il travaille également sur un projet de film d'horreur basé sur une bande dessinée. 
«Je commence aussi à écrire des bandes dessinées», souligne celui qui verra sa première BD sur les tablettes dès mai prochain. 
«Maintenant. je fais seulement les choses qui m'intéressent. Je crois que je suis en train de sortir de ma carrière de comédien.»