Les soeurs Boulay échappent à la tendance lourde que constitue la baisse des assistances, dans les salles de spectacles du Québec.

Baisse d'achalandage au Vieux Couvent

Le Vieux Couvent de Saint-Prime n'échappe pas à la tendance lourde que constitue la baisse des assistances. Lorsqu'il fermera les livres sur la saison 2013-2014, à l'occasion du spectacle de Patrice Michaud présenté le 10 mai, ce lieu de diffusion composera avec un léger tassement en ce qui touche sa clientèle.
Ce sera rien de dramatique, laisse entendre la directrice Marie-Ève Guy. Juste une source de préoccupation dont il faut tenir compte au moment de préparer l'avenir. «On doit essayer de rattraper ça, tout en sachant que c'est pareil ailleurs au Québec. Quand on parle à d'autres organisations, on réalise que le problème est global», a-t-elle mentionné hier, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.
Une manière de réagir consiste à faire du développement, quitte à sortir des sentiers battus. C'est ainsi que la projection du film Québékoisie, consacré aux relations entre Blancs et Autochtones, a attiré une foule relativement imposante, le mois passé. Ce fut une heureuse surprise et on peut présumer qu'il y aura récidive.
«Nous dévoilerons la nouvelle programmation en juin et les gens verront que nous avons pris des initiatives. Nous voulons toucher au jazz, au classique, au cinéma et à la danse», note Marie-Ève Guy, en substance. Loin d'être défaitiste, elle rappelle que l'organisme sans but lucratif a généré un surplus en 2013. L'une des causes de ce succès fut sa campagne de financement, la première de son histoire.
Complet pour les Boulay
Dans le monde de la chanson, personne n'est arrivé à la cheville des soeurs Boulay cet hiver. Elles afficheront complet à l'occasion du spectacle proposé samedi, confirme la directrice du Vieux Couvent. «Les derniers billets sont partis au lendemain de leur apparition à l'émission La Voix. Nous aurions pu ajouter un soir», avance-t-elle.
Yann Perreau, et Karim Ouellet ont aussi connu de bonnes sorties à Saint-Prime, même si les 120 places disponibles en version assise (debout, on peut corder 150 personnes) n'ont pas trouvé preneurs. Idem pour le groupe Les Chercheurs d'Or, qui a bâti sur sa première incursion dans la vénérable salle.
Les choses ont été plus difficiles pour Chloé Lacasse, qui s'était pointée à Saint-Prime avant la sortie de son nouvel album. Ce fut l'occasion de roder son spectacle dans un cadre particulièrement intime. De son côté, Yannick Rieu a connu une soirée tranquille, sans toutefois éroder la volonté de Marie-Ève Guy de mettre du jazz à l'affiche.
Dans la même foulée, elle ne diminuera pas le nombre d'événements l'an prochain. Il y en aura une quinzaine, en incluant le volet automnal.