L'entraîneur André L'Espérance félicite Élie-Jeanne Tremblay après sa première partie mercredi.

Avenir incertain pour la boccia

(Sarah Larouche, La Pige) - La 52e finale des Jeux du Québec pourrait bien être la dernière où la boccia, un parasport, figure sur l'horaire des compétitions. Présentement, la discipline ne fait pas partie de la sélection pour 2019, mais Sports-Québec pourrait revenir sur sa décision.
La boccia s'apparente à la pétanque et est pratiquée par des personnes aux prises avec de sérieuses limitations. Ce sport n'a pas été sélectionné pour les Jeux de 2019, mais les organisateurs des Jeux pourraient changer d'idée, en raison de l'annulation de la compétition de basketball en fauteuil roulant cette année, à la suite du retrait de l'équipe de Montréal. 
«La boccia a terminé deuxième lors du processus de sélection pour 2019. Donc en revenant d'Alma, nous allons réévaluer le dossier», indique la coordonnatrice des communications de Sports-Québec, Michelle Gendron, avant d'ajouter que la discipline devra cependant développer certains aspects afin de remplir tous les critères établis par Sports-Québec. 
Tous les sports qui figurent sur la programmation des Jeux du Québec doivent se soumettre à une série de critères. Toutefois, dans le cas où une activité sportive s'adresse à des personnes vivant avec un handicap, les critères sont moins exigeants pour donner plus de chance aux athlètes qui désirent prendre part à cette compétition nationale.
Deux athlètes régionales
Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est bien représenté dans cette discipline méconnue. En effet, deux athlètes de la région ont pris part mercredi à la première journée de qualifications, en vue des éliminatoires et des finales qui se dérouleront vendredi. Vicky Tremblay originaire de Chicoutimi et l'Almatoise Élie-Jeanne Tremblay, âgées respectivement de 19 et de 16 ans, en sont toutes deux à leurs premiers Jeux du Québec. 
L'entraîneur de Vicky à l'Odyssée/Dominique-Racine de Chicoutimi, André L'Espérance, n'exclut pas la possibilité de voir les filles se rendre jusqu'en finale, mais précise que ce n'est pas l'objectif visé. «Le but, c'est qu'elles aient du plaisir en jouant et qu'elles côtoient d'autres joueurs de boccia. Pour le reste, on verra bien rendu-là», souligne celui qui enseigne ce sport depuis environ 25 ans.