À en perdre son latin!

Barbare le mot «auditorium», ai-je lu, cette semaine, dans un hebdomadaire régional. Un beau mot latin grandement utilisé qui est vraiment ajusté à l'usage qu'on fera de la nouvelle salle de spectacles de Chicoutimi. Le président de Diffusion Saguenay affirme, lui, qu'on ne comprendra pas ce mot dans la population. La confusion elle, n'est pas là... Échappatoires malhabiles pour  camoufler une grosse erreur. Un de mes proches, professeur de français dans la métropole, me  demande si je suis certaine d'avoir bien lu.
Barbare le mot «auditorium», ai-je lu, cette semaine, dans un hebdomadaire régional. Un beau mot latin grandement utilisé qui est vraiment ajusté à l'usage qu'on fera de la nouvelle salle de spectacles de Chicoutimi. Le président de Diffusion Saguenay affirme, lui, qu'on ne comprendra pas ce mot dans la population. La confusion elle, n'est pas là... Échappatoires malhabiles pour  camoufler une grosse erreur. Un de mes proches, professeur de français dans la métropole, me  demande si je suis certaine d'avoir bien lu.
Les visiteurs, les touristes surtout, sauront-ils s'il y a là une banque ou un endroit où on présente des pièces de théâtre? S'attendront-ils d'y trouver un guichet automatique comme l'a suggéré le caricaturiste du Quotidien dernièrement ?
Dans un même article, on lit qu'au début, on a préféré tenir la mise du commanditaire privée et réservée aux principaux intéressés. La population, qui paiera la plus substantielle partie de la note, n'est-elle pas la principale concernée?
Un autre «Bleuet» de l'extérieur, professeur émérite d'une université prestigieuse, s'interroge: ces personnes consultent-ils de temps «Google» ou simplement le Larousse?
Oui, la langue française et le patrimoine sont en grand danger au «Royaume du Saguenay», où l'on laisse entendre que pareille transaction serait bienfaisante pour l'économie.
Sylvie Villeneuve
Chicoutimi