Sophie Tremblay et Pierre Delisle, respectivement directrice générale et président de Zone Talbot.

Zone Talbot confiante d’éviter un référendum

La transformation de Zone Talbot en une Société de développement commercial (SDC) amorce une période cruciale. Le 7 mai prochain s’ouvrira le registre d’opposition au projet qui devra être signé par 71 commerçants pour la tenue d’un référendum. La direction de l’organisme est confiante de pouvoir éviter cette étape.

Au cours des derniers jours, le Service des affaires juridiques et du greffe de Saguenay a fait parvenir par courrier recommandé aux 602 commerçants du secteur des avis d’ouverture du registre accompagnés de documents explicatifs relatifs à la création de la future société de développement commercial.

Pierre Delisle, président de Zone Talbot, accompagné de Rémi Simard, vice-président, rappelle que la démarche de création de la SDC découle d’une volonté de la ville de voir Zone Talbot être transformée afin de continuer à toucher l’aide financière annuelle de 145 000 $ dont elle a été privée pour l’exercice 2019.

Parmi les changements les plus importants qui découleront de la création de la SDC, il y a le fait que la cotisation annuelle de 230 $ facturée aux propriétaires d’immeubles commerciaux en fonction du nombre de locataires sera collectée directement aux commerçants de la zone désignée par la ville.

« Présentement, la cotisation de 230 $ est payée par 95 % des membres. La création de la SDC aura pour effet d’augmenter légèrement le nombre de cotisants puisque les propriétaires immobiliers devront aussi payer leur part. On parle d’une dizaine de propriétaires immobiliers. »

Compte tenu du sentiment d’appartenance des membres envers leur organisation, M. Delisle ne croit pas que l’étape du référendum sera nécessaire. Le nombre de signataires ayant apposé leur signature à la requête s’élève à 54 alors qu’une quarantaine était nécessaire. Deux rencontres d’information organisées en présence de Pierre Boudreault, de la firme Artères, ont été tenues en présence de 122 membres sans que des opposants se soient fermement manifestés.

Advenant qu’un référendum soit nécessaire, celui-ci aura lieu à la mi-juin.

En ce qui a trait à la gouvernance de la future SDC, M. Delisle affirme qu’il n’y aura pas de changements majeurs, mais qu’en théorie, les nouveaux mandats relèveront du conseil municipal. « Ce sera une reconnaissance du travail qu’on fait. Nous sommes des lobbyistes qui voulons influencer les orientations de la ville en ce qui a trait au développement du secteur. »

L’amélioration visuelle du secteur Talbot, le rehaussement de la sécurité sur cette artère relevant du ministère des Transports, les changements dans les habitudes de consommation et l’amélioration de l’attrait du secteur pour une clientèle suprarégionale continueront d’être les priorités de l’organisme.