Vingt organismes déjà rencontrés par Gazoduq

Les représentants de Gazoduq ont déjà rencontré une vingtaine d’organismes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, autant politiques, économiques qu’environnementaux, lors d’une première phase de consultation volontaire.

Selon un document envoyé cette semaine par TACT Intelligence-conseil, on estime du côté de Gazoduq que «de manière générale, la démarche d’information et de consultation mise en place par l’entreprise est bien reçue dans les communautés rencontrées tout au long du corridor à l’étude, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean, en Haute-Mauricie et en Abitibi. À ce jour, ces premières consultations visant à déterminer un tracé privilégié pour la conduite souterraine de 750 km nous ont permis de prendre le pouls d’élus et d’organismes régionaux.»

Ce même document a aussi été envoyé aux organismes consultés.

Rappelons que le projet Gazoduq vise à relier le port de Grande-Anse au réseau national de transport de gaz naturel. Une usine de liquéfaction serait construite par GNL Québec pour acheminer le gaz par bateau dans les marchés internationaux.

Ainsi, les trois MRC du Lac-Saint-Jean ont été rencontrées, de même que quatre chambres de commerce (Saguenay-Le Fjord, Saint-Félicien, Roberval et Lac-Saint-Jean-Est), l’UPA régionale ainsi que sept clubs de motoneiges et de quads. Du côté des groupes environnementaux, ils ont recueilli les impressions du Conseil régional de l’environnement et du développement durable (CREDD) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, des Organismes de bassin versant (OBV) du Saguenay et du Lac-Saint-Jean, de l’Association de protection du lac Kénogami (APLK), de l’organisme Eurêko et de la ZIP Saguenay-Charlevoix.

Toujours selon Gazoduq, «ces rencontres ont permis de constater un concert de voix en soutien à la protection des milieux naturels uniques, par exemple les eskers ou les réserves fauniques, au sein du corridor étudié. Des représentations ont aussi été faites quant à l’importance de considérer les diverses utilisations du territoire afin de guider le choix d’un éventuel tracé, par exemple les activités récréotouristiques, culturelles ou économiques.»

« La Chambre de commerce a eu l’occasion de s’entretenir avec l’entreprise et le promoteur s’est montré sensible à ce que le tracé et la réalisation des travaux soient de moindre impact. La CCISF est confiante que la démarche du promoteur permettra de bonifier l’étude d’impact environnementale qui devrait être déposée à la fin de la prochaine année. Il est essentiel que ce projet se réalise dans le respect de l’environnement et de la population», a déclaré par courriel Sandra Rossignol, la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord.

«Je ne suis pas sûr qu’on a été consultés, on a plutôt été informés. Mais on n’a pas émis notre opinion face au projet», a indiqué au Progrès Tommy Tremblay, le directeur général du CREDD. Il a déploré que le projet ne soit pas considéré comme un seul, à savoir le pipeline et l’usine de liquéfaction. Ainsi, le CREDD a été rencontré séparément par GNL Québec pour l’usine.

En ce moment, et jusqu’au 18 janvier, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques recueille les avis sur ce que devrait comprendre l’étude d’impact réalisée par le promoteur. «On va participer à ça. On est en train de travailler avec les conseils de l’environnement de l’Abitibi et de la Mauricie. On va émettre des commentaires», a-t-il annoncé. Tommy Tremblay était cependant déçu que cette période se déroule en plein temps des Fêtes.

Gazoduq s’est également engagé à consulter les Premières Nations en amont du projet, ce qui a déjà été entamé dans la dernière année et qui se poursuivra dans les prochains mois.

Par ailleurs, il y aura au début de 2019 des séances d’information où les citoyens seront invités à donner leurs commentaires sur le projet. Initialement, Saguenay faisait partie des villes sélectionnées. Alma a été ajoutée cette semaine.