Près d’une trentaine de personnes ont participé à la soirée d’information organisée par le promoteur du parc éolien, la Coopérative Val-Éo.

Val-Éo: encore des inquiétudes

Près d’une trentaine de personnes ont participé à la séance d’information organisée par la Coopérative Val-Éo quant au projet d’éoliennes Belle-Rivière. Jeudi soir, des résidants des municipalités impliquées ont manifesté leurs inquiétudes, notamment concernant l’impact du projet sur la valeur de leur résidence.

Chrystian Roy fait partie du lot. Le résidant du Rang 4 (Sinaï) à Saint-Gédéon s’interroge sur ce qui adviendra de la valeur de sa maison.

« Les éoliennes, je les aurai dans la face. J’ai bien hâte de voir comment vous me rembourserez toutes les pertes que j’ai subies », a-t-il lancé lors de la période dédiée au public présent dans la salle.

Le directeur général de la Coopérative Val-Éo, Patrick Côté, a dévoilé l’existence d’un fonds spécial administré par les municipalités. Celui-ci permettra de combler des différences de prix lors de la vente de résidences. Toutefois, les résidants auront le fardeau de la preuve quant à la démonstration de ladite perte. 

M. Roy s’est même rendu en Gaspésie afin de rencontrer des gens qui habitent près des éoliennes. Là-bas, il a obtenu la confirmation des désagréments causés par le bruit. Celui-ci se questionne quant à l’emplacement choisi pour les installer. Selon lui, il existe plusieurs autres options qui se retrouvent moins près des villages concernés.

« Je suis contre le projet depuis le début. Je devrai encore me battre pour obtenir des dédommagements. On paye pour enrichir une minorité. Qu’est-ce que ça va me donner à moi ? », a-t-il expliqué lors d’un entretien avec Le Quotidien. 

Les maires de Saint-Bruno et de Saint-Gédeon, des membres du conseil d’administration, des investisseurs et des citoyens ont participé à la soirée qui se voulait une occasion de présenter une étude comparative de l’évolution du projet entre 2014 et 2018. Les redevances offertes aux municipalités, l’empreinte du projet et les enjeux socioéconomiques faisaient partie des nombreux sujets abordés.

Contrairement à d’autres modèles de redevances, le projet Belle Rivière a l’intention d’offrir des paiements sur la base de la surface exploitable, et ce, sans égard à la présence d’éoliennes. Par ailleurs, le remboursement du prêt octroyé par la MRC de Lac-Saint-Jean-Est est prioritaire aux autres investissements.

La soirée a également permis de présenter les deux options d’éoliennes sur la table. Le modèle E-126 du manufacturier Enercon, qui est privilégié par les promoteurs, permettrait une construction moins longue, soit du mois d’avril à octobre 2019, pour un début d’opération en novembre 2019. Rappelons qu’une résolution de contrôle intérimaire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est permet de faire passer la hauteur maximale des éoliennes de 100 à 125 mètres. Ainsi, ces nouveaux modèles d’éoliennes permettraient une performance accrue, ce qui ferait passer le parc éolien de dix à six machines.