Une rencontre satisfaisante pour l’UPA

Le président régional de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Mario Théberge, est sorti très satisfait d’une rencontre avec le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard. La rencontre, à laquelle participaient aussi des représentants du Bas-Saint-Laurent et de l’Abitibi, visait à offrir une aide d’urgence aux agriculteurs dont la récolte de foin est affectée par la sécheresse qui sévit cet été.

« On a été pris au sérieux », image M. Théberge. À court terme, une somme de 6,3 millions de dollars sera accordée pour compenser les pertes financières encourues par cette baisse de rendement du fourrage servant à nourrir les vaches, qualifiée de « jamais vue en 40 ans » par Mario Théberge.

La situation sera réévaluée en octobre et en décembre, mais on peut déjà supposer que les agriculteurs auront besoin de support financier plus loin dans la saison.

« Cette avance, c’est de l’argent qui sert à défrayer les pertes par les membres de l’UPA. Les agriculteurs peuvent décider d’acheter du foin ou de vendre leurs vaches, la décision leur appartient. Mais avec cet argent-là, ils vont pouvoir s’en sortir », pense Mario Théberge, en ajoutant que certains devraient quand même trouver l’année 2018 très difficile.

Le président de la fédération régionale de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Mario Théberge, lutte pour que les agriculteurs de la région aient de meilleures conditions, avec cet été difficile.

Peu d’amélioration
À court terme, la situation pour les producteurs agricoles de la région ne semble pas s’améliorer, et ce, malgré la météo plus clémente. Le Haut-du-Lac est encore durement touché par la sécheresse, comme plusieurs secteurs du Saguenay.

Des baisses de production de près de 50 % ont été remarquées à la première fauche des foins, dans la région. Pour les agriculteurs qui en ont effectué une deuxième, elle n’a pas montré une très grande amélioration. Plusieurs moyens sont utilisés par les agriculteurs pour tenter de sauver leur saison. Certains se sont tournés vers la fauche de l’avoine et d’autres céréales, au lieu de les cultiver en grains à l’automne comme à l’habitude, afin de s’assurer d’avoir de la nourriture pour leurs bêtes. « Ce n’est pas une solution financièrement avantageuse pour les agriculteurs, mais ils ont peu de choix », a indiqué le président de la fédération régionale de l’UPA, Mario Théberge, lorsque joint plus tôt en journée. D’autres penseraient à liquider leur bétail. Des idées noires troubleraient les agriculteurs de la région qui ont peine à voir le bout de leurs problèmes, avec l’été désastreux pour les récoltes.

La troisième coupe, prévue pour les deux dernières semaines de septembre, pourrait être un vent d’espoir, mais il n’y a rien de certain. « Tout le monde est en mode attente. Si jamais elle n’est pas bonne, plusieurs pensent à faire venir des camions de foin de l’Ontario. Il manque de foin dans toute la province, et on doit en trouver ailleurs », a réagi le président de la fédération régionale, estimant que cette solution entraînerait toutefois des coûts faramineux. Avec Myriam Arsenault