Les Métallos d’Alma vont prêter leur remorque, dont le lettrage a été modifié, aux lock-outés de Bécancour.

Une remorque et des appuis

Ayant le souvenir de leur propre lock-out, des syndiqués Métallos de l’aluminerie de Rio Tinto d’Alma se rendront à Bécancour afin d’appuyer leurs confrères de l’aluminerie ABI.

La trentaine de travailleurs de l’usine d’Alma feront le voyage en autobus, jeudi, en compagnie de collègues du Roberval-Saguenay. Ils apporteront avec eux une remorque. Celle-ci porte une forte symbolique puisqu’elle avait été achetée par les Métallos d’Alma lors du lock-out qui avait duré six mois, en 2012. Cette remorque, sur laquelle les messages et les slogans ont été actualisés, restera sur la ligne de piquetage le temps du conflit.

Le président du Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma témoigne de l’importance de manifester concrètement et rapidement l’appui envers les travailleurs d’ABI. « En partageant en partie le même employeur, ce qui se passe là-bas, c’est le miroir de ce qui s’est passé ici, en 2012. On sait l’effet d’un lock-out sur les travailleurs et la région », a ajouté Alexandre Fréchette. Selon ses dires, il est primordial de lancer un message de solidarité et de dénoncer cette façon de faire. L’expérience du lock-out des syndiqués d’Alma permettra de rassurer les lock-outés d’ABI et de leur apporter du réconfort.

Lien fort

Le lien est fort entre les syndiqués de l’Usine Alma de Rio Tinto et les travailleurs de l’Usine ABI alors que la relation remonte à plus d’une décennie. En 2004, les Métallos d’Alma avaient appuyé les travailleurs de Bécancour dans leur grève. En 2012, ce fut au tour des travailleurs d’ABI d’aider leurs confrères almatois en leur versant près de 25 000 $ hebdomadairement. Dès le début du lock-out, Alexandre Fréchette avait mentionné l’intention d’appuyer financièrement les travailleurs de Bécancour. Le montant de cette aide financière sera dévoilé, jeudi, vers 13 h 30, alors que le président de la section locale 9490 d’Alma, Alexandre Fréchette, prendra la parole sur la ligne de piquetage.