C’est le premier ministre et député de Roberval, Philippe Couillard, qui a fait l’annonce dans l’ancien Juvénat Saint-Jean.

Une nouvelle vie pour le Juvénat

Des entreprises privées, dont les deux plus grandes entreprises forestières du Québec, Rémabec et Produits forestiers Résolu (PFR), et le gouvernement du Québec investissent 4,7 millions de dollars pour la création d’un Centre spécialisé en entrepreneuriat multiressources (CSEMR). Ce centre spécialisé dans la formation des entrepreneurs en foresterie, en agriculture, ainsi que dans le secteur minier et celui de l’énergie, permettra de donner une nouvelle vie au Juvénat Saint-Jean, à Dolbeau-Mistassini, fermé depuis deux ans.

Après plusieurs années d’efforts des industriels forestiers, les démarches pour lancer un centre de formation spécialisé ont finalement porté fruit avec l’annonce du projet du CSEMR, qui commencera à offrir des cours aux entrepreneurs à compter de l’automne 2018.

C’est le premier ministre et député de Roberval Philippe Couillard qui en a fait l’annonce dans l’ancien Juvénat Saint-Jean, lequel reprendra vie deux ans après sa fermeture. « Ce qui m’a convaincu d’embarquer dans le dossier, c’est quand j’ai vu l’implication du secteur privé. Il ne faut pas sous-estimer à quel point c’est rassurant pour un gouvernement quand le milieu et les entreprises privées se mobilisent pour un projet », a-t-il lancé en soulignant l’investissement de 1,04 M$ dans le projet évalué à 4,7 M$.

C’est notamment grâce au leadership des dirigeants de Rémabec que le projet a réussi à séduire Philippe Couillard. « En moins de deux mois, on a réussi à ramasser plus d’un million de dollars auprès d’entreprises privées », a mentionné Réjean Paré, président de Rémabec, un des instigateurs du CSEMR, qui a réussi à convaincre Produits forestiers Résolu, Desjardins, Hydromec, Ponsse, Liebherr et Rio Tinto d’embarquer dans l’aventure.

« En moins de deux mois, on a réussi à ramasser plus d’un million de dollars auprès d’entreprises privées », a mentionné Réjean Paré président de Rémabec, un des instigateurs du CSEMR, qui a réussi à convaincre Produits forestiers Résolu, Desjardins, Hydromec, Ponsse, Liebherr et Rio Tinto d’embarquer dans l’aventure.

« Le manque de main-d’œuvre et le manque d’entrepreneurs sont les pires choses qui peuvent arriver pour notre industrie », a soutenu Réjean Paré. « On doit instruire ceux qui veulent se démarquer en les appuyant », a ajouté l’homme qui a acheté personnellement le Juvénat Saint-Jean, avec un partenaire, pour assurer la réussite du projet.

En fait, soutenir les entrepreneurs en herbe dans la création d’entreprises est le « secret » de Rémabec, qui a lancé plus de 30 filiales en collaboration avec des employés, principalement en Mauricie, mais aussi au Lac-Saint-Jean, comme ce fut notamment le cas avec Forestiers 2MR, RSM Construction et Gilbro.

Pour Richard Garneau, ancien président de PFR aujourd’hui conseiller du nouveau président Yves Laflamme, la formation des entrepreneurs en gestion, en ressources humaines, en comptabilité et en planification fait partie des clés de la réussite. « En foresterie, les équipements valent plusieurs centaines de milliers de dollars et les erreurs coûtent très cher quand tu apprends par essai et erreur », a lancé l’homme qui se réjouit de l’annonce.

Formation sur mesure
Selon les besoins, le CSEMR accueillera des entrepreneurs qui sont déjà en activité pour leur offrir de courtes formations sur mesure. Plus d’une soixantaine d’entrepreneurs affiliés à Rémabec et à PFR ont déjà démontré de l’intérêt pour une telle formation.

D’autres formations seront aussi offertes pour les entrepreneurs en herbe qui souhaitent approfondir leurs connaissances en gestion ou en ressources humaines. Des programmes seront aussi offerts aux entrepreneurs autochtones et aux nouveaux arrivants.

Finalement, des camps d’entrepreneuriat seront organisés pour les jeunes de 14 à 17 ans à compter de l’été 2019, a mentionné Guy Godbout, chargé de projet pour le Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage de l’UQAC (CEE-UQAC) qui épaulera le CSEMR pendant sa première année d’activité.