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Une nouvelle usine de Charl-Pol projetée au port de Grande-Anse
Une nouvelle usine de Charl-Pol projetée au port de Grande-Anse
Port de Saguenay souhaite positionner les installations du port de Grande-Anse de Saguenay comme un pôle satellite de l’industrie de la construction navale au Québec.
Port de Saguenay souhaite positionner les installations du port de Grande-Anse de Saguenay comme un pôle satellite de l’industrie de la construction navale au Québec.

Faire du port de Grande-Anse un pôle satellite de la construction navale

Myriam Gauthier
Myriam Gauthier
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Port de Saguenay souhaite positionner le port de Grande-Anse, à La Baie, comme un pôle satellite de l’industrie de la construction navale au Québec. Le terminal maritime désire profiter de l’usine planifiée par Charl-Pol sur sa zone industrialo-portuaire (ZIP) pour propulser son projet d’agrandissement du quai Marcel-Dionne.

Le directeur général de Port de Saguenay, Carl Laberge, estime que les investissements majeurs attendus en lien avec la Stratégie nationale de construction navale d’Ottawa pourraient permettre au site baieriverain de se développer dans un secteur d’activité où les besoins s’annoncent importants à long terme.

«Ce qu’on veut, c’est positionner Saguenay au niveau du développement des chantiers navals, avec Charl-Pol en tête, qui en a déjà fait, et qui a une intention de se construire, pour avoir d’autres fournisseurs aussi. On veut devenir un pôle satellite de construction navale au Québec», exprime-t-il, lors d’une entrevue accordée aux bureaux administratifs de Port de Saguenay, à La Baie, en compagnie du président-directeur général de Charl-Pol, Richard Tremblay.

La ZIP du port de Grande-Anse dispose actuellement des services nécessaires pour accueillir des entreprises comme Charl-Pol, qui n’ont pas les mêmes besoins que les usines de grande transformation projetées sur le site, comme celles de traitement du minerai de Métaux BlackRock et de liquéfaction du gaz naturel de GNL Québec.

Cette affiche, retrouvée par les administrateurs de Port de Saguenay, rappelle les phases de développement projetées pour le port en eau profonde inauguré en 1985.

Le directeur général considère les projets de plus petite envergure comme étant complémentaires aux grands projets industriels, dans le but de développer la ZIP. La zone compte 25 hectares préparés sur un total de 1200 hectares disponibles, à proximité des installations du terminal maritime, inauguré en 1985.

Un besoin d’installations plus compétitives
Le projet d’agrandissement de 80 M$ du quai Marcel-Dionne demeure cependant nécessaire pour le port de Grande-Anse, afin d’offrir aux entreprises de ce pôle potentiel un gain en compétitivité grâce à des installations plus «flexibles» et «sur mesure», explique Carl Laberge.

«On le contextualise aussi dans le développement de la zone industrialo-portuaire, avec une augmentation de trafic anticipée, pas juste pour ces projets-là, mais pour d’autres projets aussi.»

Port de Saguenay termine actuellement l’étude d’impact environnemental du projet présenté l’an dernier. L’amélioration du quai Marcel-Dionne comprend notamment l’augmentation de la capacité maritime, afin d’accueillir plus d’un bateau à la fois, et la réalisation d’une rampe de chargement permettant un accès direct aux navires et le chargement de pièces plus grandes et plus lourdes.

Financement
Malgré les impacts de la crise sanitaire et économique, le directeur général de Port de Saguenay a toujours bon espoir de pouvoir obtenir un soutien des gouvernements pour financer la majorité du projet.

«Il y a une volonté, il y a un timing actuellement d’injecter de l’argent dans l’économie au niveau des infrastructures, constate-t-il. Ce qu’on entend, ce qui est recherché, c’est des infrastructures qui peuvent être mises en place à court terme, avoir des injections rapides lors de la construction et après ça qui vont avoir des effets de levier à long terme.»