Provenant de l’Allemagne, l’appareil de la marque Hundegger a nécessité un investissement d’environ 500 000$.

Une nouvelle machine efficace chez Boréal

Une partie de la solution aux problèmes de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre au sein de l’entreprise Boréal se retrouve en Allemagne. Une machine de découpe pour le bois provenant de ce pays permet une plus grande automatisation des opérations de l’entreprise almatoise qui se spécialise dans la fabrication de chalets et de maisons en bois massif reconstitué et isolé en plus d’améliorer la qualité de vie professionnelle des employés.

Un investissement d’un demi-million de dollars est à l’origine de cette nouvelle acquisition qui permet de suivre le rythme de production dicté par la croissance de l’entreprise qui emploie, en saison forte, plus de 100 personnes.

La nouvelle machine permet de doubler la ligne de production en plus d’effectuer le travail trois fois plus rapidement. Elle ne requiert qu’un opérateur et un assistant. Autrefois, le découpage des pièces requises pour un bâtiment nécessitait deux jours de travail alors qu’il faut maintenant moins d’une journée à la machine Speed-Cut SC-3, de marque Hundegger, pour y parvenir.

La directrice générale de Boréal, Audrey Coulombe, est d’avis que le nouvel équipement améliorera la qualité de vie des employés.

« Pour la direction, on se dit : oui, c’est de la production de plus. Toutefois, il y a d’autres impacts positifs qui se ressentent sur le plancher », explique la directrice générale chez Produits Boréal, Audrey Coulombe.

L’ancienne façon de faire obligeait un quart de travail de jour, de soir et de fin de semaine. Mme Coulombe, qui a également la responsabilité des ressources humaines, confirme la difficulté de trouver et conserver de la main-d’œuvre qui accepte de travailler la fin de semaine. Le nouvel appareil permettra d’abolir le quart de travail de la fin de semaine en plus de diminuer le temps supplémentaire.

Cet ajout à l’usine située dans le quartier industriel Sud d’Alma permet également de diminuer le travail physique et, par le fait même, les risques de blessures. « On ne veut pas briser la vie de quelqu’un avec des accidents de travail ou des maux de dos, par exemple », explique la directrice générale chez Produits Boréal. Mme Coulombe souligne que le nouvel équipement nécessite moins de force physique de la part des employés rendant le travail accessible aux femmes.

Les employés de l’entreprise d’Alma sont encore en mode apprentissage alors qu’un spécialiste de l’équipement en provenance de l’Allemagne assure l’installation de l’appareil européen en plus de les former. La formation sera, par la suite, assurée à l’interne.

+

EN ROUTE VERS LA PARITÉ

La direction de l’entreprise Boréal poursuit son travail afin d’atteindre l’objectif de parité entre les femmes et les hommes qu’elle s’est fixé. L’entreprise almatoise fondée en 2012 s’attarde à la représentation des femmes au sein de sa main-d’œuvre depuis quelques années. 

La directrice générale Audrey Coulombe assure que l’objectif est atteint au sein du département de la transformation. 

En revanche, un déséquilibre estimé à environ 30 % persiste au niveau de la production. Mme Colombe est d’avis que les nouveaux équipements qui nécessitent moins de force physique permettront, entre autres, d’y arriver. 

Mme Coulombe confirme que l’embauche de femmes a eu un impact positif sur l’ambiance de travail. « Les femmes restent. L’équipe de travail est soudée. Malgré les périodes d’assurance-emploi, les employés attendent et reviennent. Cela veut dire beaucoup pour nous », soutient celle qui confirme une diminution du taux de roulement de 43 %.

+

VERS 150 MAISONS PAR ANNÉE

Un objectif de construction de 150 bâtiments est fixé pour l’année en cours. L’entreprise qui en a construit 105 l’an dernier surveille de près sa croissance à l’extérieur des frontières du Québec. Une hausse de 30 % du marché ontarien se dessine alors que des ententes pourraient être conclues en France et aux États-Unis. Audrey Coulombe s’attend, cette année, à ce que l’exportation représente 5 % du cahier de commandes.