Diane Ouellet-Gilbert et Benoît Gilbert sont entourés de leurs fils Gino et Pascal, ainsi que de la conjointe de ce dernier.

Une ferme à la fine pointe

ncendiée au printemps 2017, la ferme Gilbert et fils fait maintenant partie des entreprises agricoles les plus modernes du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Plusieurs millions ont été investis dans la dernière année pour augmenter la capacité de production de cette ferme familiale de Saint-Henri-de-Taillon. 

Achat de quotas, robots de traite, acquisition de terres, construction de bâtiments, les propriétaires estiment les investissements à près de 5 millions $. Et ce n’est qu’un début, laisse tomber le copropriétaire, Pascal Gilbert. 

« À la suite de l’incendie, dans lequel on a perdu 104 vaches et 24 veaux, on a décidé de reconstruire. Mais même avant l’incendie, on mijotait un projet de traite de robot et d’agrandissement. Mon frère et moi, on prend la relève, et on aime le modèle de ferme à plus grandes capacités. On va donc doubler notre nombre de vaches dans ce projet », exprime M. Gilbert.

La robotisation de la traite permet à ce dernier d’augmenter la production sans embaucher de personnel supplémentaire. Près de quatre personnes travaillent à temps plein sur cette ferme familiale. 

La ferme de Saint-Henri-de-Taillon a pris le virage technologique avec la traite robotisée.
Le nouvel environnement améliore le confort des vaches et des travailleurs.

Les investissements ont aussi permis d’améliorer l’environnement des vaches. Autrefois attachées, elles peuvent désormais circuler aisément dans le bâtiment moderne et lumineux. Les murs de cette installation s’ouvrent également en saison estivale. 

« On a amélioré le confort des vaches. Mais notre confort aussi. Notre environnement est plus agréable. C’est lumineux est bien aéré. Et lorsqu’on ouvre les murs, on se sent plus en nature. Et les robots permettent d’avoir des horaires plus flexibles, ce qui est apprécié par nos employés », constate l’agriculteur de Saint-Henri-de-Taillon.

Ce dernier et son frère Gino prennent progressivement la relève de leurs parents, Diane Ouellet-Gilbert et Benoît Gilbert. Les deux agriculteurs sont aussi passionnés que leurs parents, connus pour leur implication dans le milieu agricole. 

« Autrefois, il y avait beaucoup de fermes ici à Saint-Henri-de-Taillon. Maintenant, il y a encore des terres, mais plus beaucoup de fermes. Les producteurs sont vieillissants, la relève n’est pas toujours présente. Nous, on prend en main notre territoire. Nous voulons l’occuper et montrer que l’agriculture est encore forte au Saguenay-Lac-Saint-Jean », souligne Pascal Gilbert.

Plusieurs millions ont été investis dans la dernière année pour augmenter la capacité de production de cette ferme familiale de Saint-Henri-de-Taillon.