La demande en sel de déglaçage, principal produit transbordé au port de Grande-Anse, à Saguenay, est à la source de l’augmentation importante du volume de marchandises qui ont transité par les installations portuaires en 2019.
La demande en sel de déglaçage, principal produit transbordé au port de Grande-Anse, à Saguenay, est à la source de l’augmentation importante du volume de marchandises qui ont transité par les installations portuaires en 2019.

Une augmentation de 75% des marchandises ayant transité au Port de Saguenay

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Le volume des marchandises qui ont transité au port de Grande-Anse, à Saguenay, a augmenté de près de 75 % en 2019. Une année record qui s’explique par la quantité de sel de déglaçage reçu, qui a plus que quadruplé en un an.

Plus de 645 200 tonnes métriques de marchandises ont été transbordées en 2019 au port situé à La Baie, une augmentation de plus de 276 000 tonnes par rapport à l’année précédente.

La demande en sel de déglaçage, principal produit transbordé au port, est à la source de cette augmentation. Plus de 372 000 tonnes de sel de déglaçage ont transité par les installations, en 2019, selon le dernier rapport annuel du Port de Saguenay rendu public lundi, par rapport à plus de 87 300 tonnes l’année précédente.

Le sel de déglaçage reçu provient en majorité de l’Égypte, suivi du Chili et des Îles-de-la-Madeleine. Les expéditions de sel étaient pour leur part dirigées vers les Ét​ats-Unis.

La demande a été importante, en particulier du côté des Grands Lacs. « Les réserves étaient tombées à terre dans l’année d’avant, parce qu’il y avait eu un gros hiver, alors ils ont rentré du sel en prévision de l’hiver », a expliqué Carl Laberge, directeur général du Port de Saguenay, lors d’un entretien téléphonique avec Le Quotidien.

Le sel reçu au port de Grande-Anse, qui est ensuite expédié par camion, était également destiné au Saguenay-Lac-Saint-Jean, à la Côte-Nord et à la région de Québec.

De 60 à 67 bateaux

Malgré cette importante hausse de tonnage, le nombre de navires a peu augmenté au terminal portuaire, passant de 60 à 67. « Notre enjeu, c’est que d’habitude on fait beaucoup de petits volumes, on est très diversifiés et on fait plein de volumes destinés principalement à la région. Mais là, ce sont des gros bateaux qui ont rentré », a ajouté M. Laberge, précisant que le port en eau profonde permet d’accueillir des navires de plus grandes dimensions.

L’organisation estime que le port sera appelé à jouer un rôle important dans la relance économique, notamment en raison du développement projeté de ses infrastructures et de sa zone industrialo-portuaire.

« Nous sommes convaincus que le port doit contribuer à la prospérité économique en cohabitant harmonieusement avec la population et son environnement. C’est une stratégie gagnante qui assure la pérennité de notre organisation », a souligné pour sa part Stéphane Bédard, président du conseil d’administration de l’organisation, par voie de communiqué. Le conseil d’administration a tenu son assemblée générale de façon virtuelle, lundi.