La Fromagerie Boivin est condamnée à payer 35 567,17 $ pour la présence accidentelle d’un contaminant dans l’environnement.

Une amende de 35 567$ pour la Fromagerie Boivin

Les propriétaires de la Fromagerie Boivin sont condamnés à payer 35 567,17 $ pour la présence accidentelle d’un contaminant dans l’environnement et sans en avoir avisé le ministère de l’Environnement sans délai.

Les événements se sont produits le 21 août 2014. Les dirigeants de l’entreprise baieriveraine ont plaidé coupables, mercredi matin, à deux chefs d’accusation en matière environnementale devant le juge Réjean Bédard.

L’amende minimale de 15 000 $ a été imposée à l’entreprise et celle-ci doit aussi s’acquitter dans les 12 prochains mois des frais juridiques de 18 003,71 $ et des frais judiciaires de 2550 $.

La station de pompage, que possède la fromagerie, a brisé le jour des événements et cela a causé un débordement dans la nature.

« Il s’agissait de la première infraction en matière environnementale pour la Fromagerie Boivin. L’entreprise a fait preuve de diligence par la suite dans son suivi avec le ministère. Des travaux ont été effectués afin d’éviter qu’un autre incident similaire puisse se produire », a mentionné Me Jean-Sébastien Bergeron, du bureau Simard Boivin Lemieux.

Me Audrey Allard, de la Couronne, a mentionné que les discussions avaient eu lieu entre les deux parties et que le montant de l’amende et des frais imposés tient compte de la remise en état du lieu qui a été contaminé.

Investissements

Le président et directeur général de la Fromagerie Boivin, Luc Boivin précise que l’entreprise a investi une somme de 400 000 $ pour s’assurer que le problème ne se reproduira plus.

« À la suite du débordement, nous avons eu des discussions avec le ministère pour trouver une solution. Nous avons investi 400 000 $ pour ajouter des équipements plus sécuritaires, un bassin d’entreposage supplémentaire et avons installé des sondes en double », explique M. Boivin.

« Nous avons pu aussi démontrer que nous n’avons pas de tuyaux branchés un peu partout comme certains le laissaient entendre. Tout est correct. Nous sommes même branchés directement sur un système d’urgence qui avise automatiquement le ministère et la ville de Saguenay s’il y a un risque de débordement », ajoute le président et directeur général.