Une aire de protection insuffisante selon Mashteuiatsh

La délimitation de l’aire de protection pour le caribou forestier annoncée par le gouvernement Couillard est jugée insuffisante par Mashteuiatsh. Le conseil de bande demande une bonification de son étendue dans le secteur des Montagnes Blanches au nord du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Pekuakamiulnuatsh Takuhikan affirme que le territoire protégé ne couvre qu’une infime partie de l’habitat des populations du secteur Témiscamie et que le taux de perturbation de cet habitat est largement supérieur au seuil d’autosuffisance. 

« Même si l’intention exprimée par le gouvernement est un pas dans la bonne direction, une bonification doit être apportée au projet en y intégrant une superficie au nord du lac Manouane dans notre territoire, considérée comme un secteur prioritaire par notre Première Nation », affirme dans un communiqué le conseiller désigné Territoire de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, Charles-Édouard Verreault.

Le Conseil de bande de Mashteuiatsh rappelle également qu’une proposition d’aire protégée avait été faite au gouvernement du Québec en 2014. La zone qui avait une superficie de 7000 kilomètres carrés était située à l’ouest de la proposition annoncée par le gouvernement le 29 novembre. 

Les Pekuakamilnuatsh affirment qu’ils ont accepté d’arrêter la chasse au caribou forestier en 2003 et qu’ils se sont toujours impliqués dans la recherche de solutions visant à protéger et réhabiliter l’espèce et son habitat. Ils estiment toutefois que « l’écoute et la réceptivité de la part du gouvernement du Québec n’ont pas vraiment été présentes au cours de cette période, ce qui les place aujourd’hui devant un fait accompli ». 

« La consultation gouvernementale dans ce dossier a été inadéquate et ne respecte pas les obligations qui incombent au gouvernement relativement à nos droits », affirme le conseiller Verreault. 

Le Conseil de bande attend maintenant de voir le plan d’action du gouvernement qui doit faire suite aux intentions exprimées. Le conseil de bande entend faire valoir sa position et s’assurer de participer à la mise en œuvre du plan d’action et de la gestion d’une nouvelle aire protégée au nord de la région.