Un site Internet pour trouver des employés

Sans grande surprise, le secteur agroalimentaire ne fait pas exception aux autres alors qu’il doit, lui aussi, conjuguer avec la rareté de la main-d’œuvre. Un nouvel outil québécois permettra aux entreprises de ce secteur de recruter plus facilement des employés.

Le site Internet « À Table ! Emplois » (www.atableemplois.ca) se présente comme une solution pour faciliter le recrutement. Il permet de relier les employeurs du domaine agroalimentaire aux potentiels employés.

Un compte de type employeur permet l’affichage de postes sur le site relancé en mars 2018. Les offres varient de 95 $ pour l’affichage d’un stage à 3000 $ pour un forfait annuel illimité. De leur côté, les chercheurs d’emplois sont invités à rejoindre gratuitement la plateforme afin de découvrir les offres d’emploi. Ils peuvent, du même coup, obtenir des alertes-emplois. Le site permet de faire le lien entre les chercheurs d’emploi et les employeurs, qu’ils soient de petits producteurs ou des multinationales.

Les offres sont également publiées sur les médias sociaux, les moteurs de recherche et divers sites de placement. Un maillage est aussi fait avec des cégeps et des universités.

« Il y a énormément de sites généralistes alors que nous sommes un site spécialisé. On est au cœur même des décideurs de l’industrie », souligne la directrice générale d’À Table ! Emplois, Geneviève Marchand. « Nous procédons encore à des ajustements. Après tout, nous sommes un nouveau joueur », ajoute-t-elle.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte plus de 80 entreprises œuvrant dans le secteur agroalimentaire, ce qui représente près de 1000 emplois. Lors d’une tournée au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mme Marchand a constaté le besoin criant des fromageries. Comme elle l’affirme, chaque région a ses particularités.

Selon les données fournies, l’industrie de l’agroalimentaire génère des retombées de 128 millions $ par an au Québec, ce qui représente 18 % du produit intérieur brut (PIB).

L’initiative À Table ! Emplois est le résultat d’un partenariat entre le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ), le Conseil des industriels laitiers du Québec (CILQ), l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC) et le Fonds de développement de la transformation alimentaire (FDTA). Annie-Claude Brisson