Les copropriétaires de l’épicerie Bizz Corneau Cantin, Denis Gilbert et Émilie Boivin, posent en compagnie de Charles-Olivier Bolduc, fondateur du groupe des Gratuivores, avec qui l’épicerie indépendante a récemment signé une entente pour le don d’aliments périssables invendus.

Un sac de déchets par jour chez Bizz Corneau Cantin

L’épicerie Bizz Corneau Cantin de Chicoutimi ne remplit que l’équivalent d’un sac de déchets par jour. Un tour de force rendu possible grâce à un tri méthodique des matières résiduelles et au don par les épiciers indépendants, depuis le mois d’août, de plus de 18 tonnes de produits périssables invendus à des groupes qui luttent contre le gaspillage alimentaire.

Lors de l’acquisition de Corneau Cantin en juin, les copropriétaires de Bizz, Denis Gilbert et Émilie Boivin, sont passés d’une épicerie d’une surface de 1000 pieds carrés, au centre-ville de Chicoutimi, à un commerce de 16 000 pieds carrés à gérer.

Un défi que le couple a voulu relever en conservant les mêmes valeurs environnementales qui animent l’épicerie indépendante depuis 16 ans. Dans l’entrepôt arrière du magasin d’alimentation saine, situé à l’angle des boulevards Barrette et Talbot, Claude Dufour, préposé à l’entretien, s’affaire, lors du passage du Progrès, à séparer les différentes matières résiduelles. Plastiques, carton, verre, métaux et autres sont séparés dans une dizaine de grands bacs.

Bizz Corneau Cantin a donné plus de 18 tonnes d’aliments invendus depuis août à deux groupes luttant contre le gaspillage alimentaire.

«Je jette un sac de poubelles par jour», souligne-t-il fièrement, en montrant un sac qui se trouve près du compacteur à déchets, rempli notamment de plastiques qui ne peuvent être récupérés ou encore de barquettes en styromousse. Lors de périodes tranquilles, le compte peut même s’établir à un sac en deux jours d’ouverture. «Tous les métaux, je les récupère; les fluorescents, on les envoie à l’écocentre», ajoute M. Dufour.

L’épicerie indépendante vise le zéro déchet. Même les vieux électroménagers sont démontés afin d’optimiser leur récupération, partage le copropriétaire Denis Gilbert. «Quand on sort un vieux frigo, Claude démonte tout : aluminium, cuivre, tout ça», explique-t-il.

Don des aliments invendus

Ce tri méthodique des matières résiduelles est combiné au don des aliments invendus, afin d’éviter le gaspillage alimentaire. Aucun aliment ne prend la direction du conteneur à déchets chez Bizz Corneau Cantin.

Comme plusieurs autres épiceries de la région, Bizz Corneau Cantin donne une partie de ses produits invendus à Moisson Saguenay–Lac-Saint-Jean. L’épicerie indépendante a également choisi, depuis août, de donner ses produits invendus devant être consommés rapidement à des groupes luttant contre le gaspillage alimentaire, qui les redistribuent ensuite pour une modique somme.

«Des fois, il faut réagir rapidement, dans la journée, quand les aliments sont mûrs, pour qu’ils puissent être consommés ou transformés», souligne Denis Gilbert. Les aliments qui ne peuvent être donnés sont compostés.

Bizz Corneau Cantin a donné plus de 18 tonnes d’aliments invendus depuis août à deux groupes luttant contre le gaspillage alimentaire.

18 tonnes en sept mois

Chaque jour, des bénévoles se rendent ainsi à l’épicerie, en après-midi, afin de récupérer de trois à quatre grands bacs remplis d’aliments invendus, qui pèsent chacun quelque 25 kg, soit un peu plus de 55 livres. En sept mois, plus de 18 tonnes d’aliments ont été données aux deux organisations.

Un premier groupe, les Gratuivores, a majoritairement récupéré les aliments invendus pendant cette période, avant de signer récemment une entente avec Bizz Corneau Cantin, tandis que le groupe Actions contre le gaspillage alimentaire (ACGA) a assuré la redistribution de la fin janvier à la fin février (voir encadrés). Ces groupes ouverts à tous, établis au centre-ville de Chicoutimi, gagnent de plus en plus de membres.

«C’est comme sauver de la nourriture des poubelles», résume la copropriétaire Émilie Boivin, en soulignant les retombées sociales, environnementales et économiques liées à la lutte au gaspillage alimentaire.

Charles-Olivier Bolduc, fondateur du groupe les Gratuivores, et Guylaine Gagnon ont contribué à l’ouverture du nouveau local du regroupement sur la rue Racine, à Chicoutimi.

Des normes à respecter pour Moisson Saguenay–Lac-Saint-Jean

Plusieurs épiceries, dont de grandes bannières, choisissent de donner des produits invendus à Moisson Saguenay–Lac-Saint-Jean plutôt que donner à des groupes de lutte au gaspillage alimentaire comme les Gratuivores ou le groupe Actions contre le gaspillage alimentaire, en raison de normes de conservation qu’elles doivent respecter.

Moisson Saguenay–Lac-Saint-Jean doit se soumettre aux normes du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et respecter celles fixées par les grandes bannières, a expliqué Crystel Gilbert, responsable du développement stratégique pour Moisson Saguenay–Lac-Saint-Jean.

«Tout ne peut pas être donné, car nous devons aussi donner des aliments d’une certaine qualité pour les organismes. [...] Ce que les groupes comme les Gratuivores font, on ne peut pas le faire, car nous avons des normes à respecter», a-t-elle précisé.

L’organisation, qui vient en aide à plus de 70 organismes, dit mettre tout en oeuvre pour distribuer rapidement les aliments périssables qui doivent être consommés ou transformés dans de brefs délais.

Suzanne Petit, coordonnatrice d’entrepôt, a souligné pour sa part que la fréquence de passage des camions de Moisson Saguenay–Lac-Saint-Jean chez les quelque 70 donateurs varie, pouvant aller de tous les jours de la semaine à des passages plus espacés, selon les trajets et la demande des entreprises. 

Jérémy Leblanc, président de la Coopérative Leblanchignon, dont relève le groupe Actions contre le gaspillage alimentaire (ACGA), pose ici avec Jessica Saulnier, responsable du local de l’ACGA, et Aryann Valade, responsable de soir, dans les locaux de l’organisation, sur la rue Riverin, au centre-ville de Chicoutimi.

De grandes ambitions écologistes pour l’ACGA

Les membres du groupe Actions contre le gaspillage alimentaire (ACGA) luttent évidemment contre le gaspillage des aliments, mais souhaitent également contribuer à la transition écologique de Saguenay.

L’ACGA, qui a vu le jour sur Facebook en décembre dernier et qui rassemble près de 500 membres, relève de Permaculture Saguenay, un regroupement démarré par les frères Jérémy Leblanc et Alexandre Leblanc, fondateurs de la Coopérative Leblanchignon, une entreprise d’agriculture urbaine.

L’entreprise, située au 242, rue Riverin, au centre-ville de Chicoutimi, souhaite, via Permaculture Saguenay, contribuer à la transition écologique de Saguenay en luttant contre le gaspillage alimentaire, en mettant de l’avant les initiatives zéro déchet et en valorisant l’agriculture urbaine, a souligné Jérémy Leblanc, président de la coopérative.

L’ACGA reçoit présentement des dons de la Maison du pain, du dépanneur Shell du boulevard Talbot, du Dépanneur du Fjord à La Baie et à Boilleau, de la cafétéria de l’Université du Québec à Chicoutimi ainsi que du Service de travail de rue de Chicoutimi, a énuméré le jeune entrepreneur.

Les aliments recueillis sont accessibles au local de la rue Riverin, tous les jours, de 16 h à 18 h. Une contribution volontaire est demandée. Une quinzaine de bénévoles s’impliquent dans l’organisation, qui attire environ 100 personnes par semaine. Les membres pratiquent également le déchétarisme (dumpster diving) en récupérant des aliments de conteneurs commerciaux.

Le regroupement a plusieurs projets à court terme. « Nous allons bientôt lancer une campagne de sociofinancement et souhaitons aussi aller chercher plus de partenaires, notamment de plus grosses bannières », a ajouté Jérémy Leblanc. L’ACGA désire également étendre ses activités à Saguenay et dénicher de nouveaux locaux.

Jérémy Leblanc a par ailleurs précisé que son organisation demeure ouverte à renouer les liens avec les Gratuivores, les deux regroupements partageant les mêmes visées. 

Un nouveau local et une entente pour les Gratuivores

Les Gratuivores, qui ont récemment signé une entente avec l’épicerie Bizz Corneau Cantin, ont emménagé dernièrement dans un nouveau local au centre-ville de Chicoutimi.

Le groupe, né sur Facebook en août et fondé par Charles-Olivier Bolduc, repart sur de nouvelles bases après qu’un conflit ait entraîné à la fin du mois de janvier la rupture des liens qu’entretenaient les Gratuivores et le groupe Actions contre le gaspillage alimentaire (ACGA).

Charles-Olivier Bolduc a signé récemment une entente avec l’épicerie Bizz Corneau Cantin afin d’officialiser le don d’aliments périssables invendus, qui sont ramenés chaque jour dans les trois frigos du nouveau local situé au 371, rue Racine, accessible uniquement par une porte arrière, à partir de la rue du Havre.

La récolte des bénévoles est ainsi accessible chaque jour au public, de 16 h à 18 h, en semaine, et de 14 h à 16 h la fin de semaine, a indiqué le fondateur du groupe, qui dit pouvoir compter sur une équipe d’une vingtaine de bénévoles. 

Il s’attend à un achalandage d’environ 25 personnes par jour. « Nous n’avons pas de formule de membres, mais une contribution volontaire de 1 $ est suggérée pour chaque visite. Il n’y a pas de limite à ce que les gens peuvent prendre, mais ça doit se faire dans un esprit de partage », a expliqué celui qui souhaite ouvrir d’autres locaux des Gratuivores à Saguenay et enregistrer le groupe comme organisme à but non lucratif.

En plus de Bizz Corneau Cantin, le groupe des Gratuivores dit recevoir également des dons de la Maison du pain de Chicoutimi, de la cantine de l’Université du Québec à Chicoutimi et, bientôt, du Marché centre-ville. 

Le groupe souhaite dorénavant miser davantage sur les partenariats avec des entreprises, mais certains membres continueront de faire du déchétarisme (dumpster diving) de façon occasionnelle pour récupérer de la nourriture dans les conteneurs. 

Affaires

Boutiques Café Napoléon: « En affaires, l’union fait la force »

Dany Béland n’était pas destiné à être propriétaire d’une entreprise et encore moins à oeuvrer dans le service à la clientèle. Après des études en Arts et technologies informatisées, il était plutôt promu à un bel avenir dans la métropole, puisque les offres d’emploi dans le secteur de la technologie s’accumulaient. Mais son désir de revenir en région et d’être en contact direct avec le client lui manquait. Aujourd’hui, le jeune homme et son associé, Roger Morin, tiennent les boutiques Napoléon de Jonquière et de Chicoutimi et caressent le désir d’en ouvrir d’autres au Saguenay–Lac-Saint-Jean, mais aussi à l’extérieur de la région.

La première boutique Napoléon a ouvert ses portes il y a deux ans, à Place Centre-Ville Jonquière. Bien que le centre commercial situé sur le boulevard Harvey ne soit pas le plus achalandé, la petite boutique spécialisée en café a rapidement connu du succès. Deux ans plus tard, une autre succursale ouvrait ses portes, cette fois-ci à Place du Saguenay. Trois mois après son ouverture, qui a eu lieu en juin dernier, les affaires vont bien. Dany Béland et Roger Morin espèrent ouvrir une troisième boutique, puis une quatrième, puis une cinquième...

Affaires

Des membres du CA de Rio Tinto de passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Des membres du conseil d’administration de Rio Tinto ont effectué un arrêt au Saguenay-Lac-Saint-Jean mercredi dans le cadre d’une tournée des opérations en Amérique du Nord.

Ils ont été accueillis par Sébastien Ross, directeur exécutif des Opérations Saguenay−Lac-Saint-Jean. Le groupe a visité certaines installations de la région, en plus de découvrir les progrès réalisés grâce aux investissements de près de 460M$ en cours à l’usine de filtration Vaudreuil et à l’usine Alma.

Il s’agit de la deuxième visite en deux ans des membres du conseil d’administration dans la région. 

« Alors que les perspectives à long terme sont un élément clé pour la poursuite d’un avenir durable, notre industrie est soumise à une réelle pression avec des prix historiquement bas et des incertitudes sur le commerce mondial. C’est une grande fierté d’avoir eu la chance de montrer au conseil que nous sommes déterminés à relever ce défi en misant sur la qualité de notre chaîne de valeur et en nous concentrant sur le respect des plus hautes normes en matière de santé, de sécurité et d’environnement», a affirmé Sébastien Ross dans un communiqué. 

Affaires

Un nouveau partenariat pour Imagem

Imagem a conclu un nouveau partenariat qui lui permettra de proposer une offre complète aux différents établissements de santé. L’entreprise spécialisée dans les technologies de l’information appliquées au domaine de la santé s’associe à Archi-médic afin d’élargir son offre organisationnelle et de libérer sa force de développement de logiciels.

Imagem vise à rendre les professionnels de la santé plus efficaces grâce à l’implantation de systèmes informatiques qui permettent d’améliorer la qualité et l’accessibilité de l’information au sein des établissements de santé. En plus d’implanter des systèmes composés de différents logiciels, la firme informatique de Chicoutimi peut maintenant offrir un service de support après l’installation ainsi qu’une main-d’oeuvre en transcription médicale grâce à un nouveau partenariat.

Affaires

Mode Choc veut réduire son empreinte écologique

L’entreprise Mode Choc renouvelle son partenariat avec Carbone Boréal, un centre de recherche de l’Université du Québec à Chicoutimi, et annonce qu’elle lui remettra 15 000 $, recueilli grâce à la vente d’une collection de vêtements exclusive, pour réduire son empreinte écologique.

Carbone Boréal utilise cet argent pour financer la plantation d’arbres, afin que ceux qui le désirent puissent compenser leurs émissions de gaz à effets de serre. Mode Choc, qui remettra un dollar pour chaque t-shirt vendu dans une de ses 11 boutiques à l’organisme, prévoit ainsi retirer 535 tonnes de C02 de l’atmosphère.

Affaires

Vigo, l'assistant scolaire robotisé d’Optania, accompagne 20 000 élèves au Québec

L’idée de mettre au monde Vigo est née il y a une dizaine d’années. Aujourd’hui, le petit robot, qui joue le rôle d’un assistant scolaire, accompagne 20 000 élèves du primaire et du secondaire de la province. D’ici quatre ans, Vigo devrait accompagner les 800 000 élèves qui fréquentent les écoles publiques québécoises. Et ce petit bonhomme virtuel, conçu pour soutenir l’enfant et l’adolescent, est le bébé d’Optania Solutions, une entreprise située au centre-ville de Chicoutimi.

C’est le président et directeur général d’Optania Solutions, Louis-Raphaël Tremblay, qui a eu l’idée de créer un petit robot qui accompagnerait le jeune tout au long de son parcours scolaire. Il était alors enseignant à l’école secondaire des Grandes-Marées de La Baie, tout en étant étudiant à la maîtrise en éducation à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). « Vigo, c’était mon projet de maîtrise. Mais nous étions en 2005, alors vous comprendrez que l’intelligence artificielle, ce n’était pas très connu et c’était aussi un peu craint ! », explique M. Tremblay, lorsque rencontré dans les bureaux d’Optania Solutions cette semaine.

Affaires

Une trentaine d’événements à l’agenda de la CCISF

La prochaine saison de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay–Le Fjord (CCISF) s’annonce haute en couleur et forte en événements, si l’on se fie au lancement qui avait lieu jeudi soir en partenariat avec les Saguenéens de Chicoutimi.

Dans le cadre d’un 5 à 7 organisé à l’hôtel Le Montagnais de Chicoutimi, la CCISF a reçu les membres de la communauté d’affaires en compagnie de l’équipe de hockey régionale, dont la plupart des joueurs étaient présents pour animer la soirée en prenant part à des jeux organisés dans la salle pour divertir les invités. L’association avec les Sags visait également à démontrer cet esprit d’équipe que la Chambre souhaite mousser pour sa saison 2019-2020.

Affaires

Le projet Val-Éo imminent

Attendue depuis 15 ans, la première pelletée de terre associée au projet de parc éolien Belle-Rivière de la Coopérative Val-Éo serait imminente. Les premières démolitions entourant le projet estimé à 70 millions $ sont prévues dans les prochains jours.

Rappelons que la Coopérative Val-Éo a été créée en novembre 2005. Le projet initial d’environ 50 MW a été rejeté par Hydro-Québec en 2008. Le projet de parc éolien de 24 mégawatts retenu en 2010 devait, pour sa part, être en service à compter du 1er décembre 2015.

Affaires

La SDC Zone Talbot est créée

Un total de 68 commerçants se sont donné rendez-vous, mardi matin, à l’hôtel La Saguenéenne, pour participer à l’assemblée de fondation de la Société de développement commercial (SDC) Zone Talbot.

La nouvelle structure a été créée afin de succéder à la Zone Talbot à la suite des coupures de subventions effectuées par l’administration municipale de Saguenay l’an dernier.

Affaires

Les entrepreneurs consultés par la FCCQ

Une quinzaine d’entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont partagé leurs préoccupations, lundi, à Jonquière. La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) était de passage afin de recueillir leurs témoignages dans le but de créer un livre blanc sur le développement économique des régions.

L’économie évolue et les régions du Québec font face à divers défis. La FCCQ souhaite donc élaborer des recommandations stratégiques afin de mettre de l’avant de nouvelles approches de développement économique régional.

Affaires

PFR: la fermeture de la machine no 9 prolongée

En raison d’un carnet de commandes insuffisamment rempli, la direction de l’Usine Alma de Produits forestiers Résolu (PFR) prolonge la fermeture de la machine à papier no 9 jusqu’au 27 septembre prochain.

L’information a été transmise aux employés touchés la semaine dernière, a indiqué le porte-parole de PFR, Karl Blackburn. Ce dernier a mentionné que les conditions de marché et les inventaires élevés pour le papier de spécialité haute blancheur ont incité la papetière à prolonger l’arrêt de la machine qui devait rouler de nouveau originalement le 13 septembre.

Affaires

La carboneutralité de GNL est possible

Le promoteur GNL Québec devra avoir recours à un bouquet de mesures pour réussir à réaliser son projet de terminal méthanier sans ajout d’émission de gaz à effet de serre lorsque sera mise en exploitation son usine dans le parc industriel de Grande-Anse.

La Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi a rendu public, lundi, son rapport de recherche sur le projet d’Énergie Saguenay, une filiale de GNL Québec qui émettra, uniquement pour le terminal méthanier, 402 000 tonnes de CO2.

Selon le directeur de la Chaire, Claude Villeneuve, le rapport de recherche déposé publiquement ne constitue pas un appui au projet. Il s’agit d’un éclairage sur les pistes de solution réalistes pour atteindre l’objectif de la carboneutralité. « Si le promoteur a vraiment la volonté d’atteindre l’objectif, il peut le faire », assure le scientifique. 

Les chercheurs devaient répondre aux questions suivantes : « Comment une entreprise qui sera un grand émetteur final canadien peut-elle trouver des moyens crédibles pour devenir carboneutre dans le contexte mondial actuel ? Quelles solutions peuvent être mises en œuvre et selon quel ordre de priorité ? »

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Fin probable de la récolte de bleuets à cause du gel

« Le gel ralentit nos activités, parce qu’on doit maintenant attendre la pluie pour repartir la récolte », lance d’emblée Réjean Fortin, président de Bleuets Mistassini. S’il pleut d’ici les deux prochains jours, les bleuets pourraient retrouver assez de vigueur pour être cueillis à nouveau, dit-il, sinon, la saison sera terminée dans la région. « On va continuer à récolter sur la Côte-Nord, dans des secteurs qui n’ont pas été touchés », ajoute l’homme qui s’attend tout de même à un bon volume de récolte total.

Pour Émilie Gaudreault, une productrice qui détient des bleuetières à Girardville, les pertes pourraient atteindre 25 % de la production. « On est en attente de voir ce que dame Nature nous réserve pour les prochaines heures », dit la femme qui est également actionnaire de la Congèlerie L’Héritier.

Affaires

En affaires depuis 66 ans, Paco reçoit une distinction

Pierre Albert avait 8 ans lorsqu’il accompagnait son père, Paul, au concessionnaire. Il avait déjà des doutes qu’il suivrait les traces de son père plus tard. Aujourd’hui directeur général de Paul Albert Chevrolet Oldsmobile (Paco), Pierre Albert constate un virage important dans l’industrie de l’automobile et peut se targuer d’être à la tête de l’un des concessionnaires les plus performants du pays. D’ailleurs, pour une huitième fois, l’entreprise vient de remporter le prix du Club du président GM.

C’est en 1953 que Paul Albert, qui demeurait à Québec, s’établit à Chicoutimi pour rejoindre l’équipe du concessionnaire Boivin Fils Auto, alors situé dans le centre-ville de Chicoutimi. À cette époque, son potentiel et ses performances en vente amènent les propriétaires Gérard Boivin et Gérard Blackburn à le nommer rapidement associé. Il y oeuvrera durant 25 ans. En 1978, l’homme fonde Paul Albert Chevrolet Oldsmobile. Une succursale ouvre ses portes à La Baie et déménage en 1983 sur la rue Jacques-Cartier, à Chicoutimi. En 2003, le concessionnaire s’installe à son emplacement actuel, sur le boulevard Talbot. Cette même année, Paco devient le plus important concessionnaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean avec un record de 1244 véhicules vendus. Quelques années plus tard, soit en 2007, l’entreprise décroche le Dubuc de l’année dans la catégorie commerce et distribution.

Affaires

Les Américains doivent revoir les tarifs sur le bois d'oeuvre canadien

L’industrie canadienne du bois d’oeuvre peut pousser un soupir de soulagement. Le Groupe spécial composé en vertu de l’article 19 de l’accord de libre-échange nord-américain en arrive à la conclusion que la Commission du commerce international des États-Unis a eu tort de conclure en décembre 2017 que l’industrie américaine subissait un préjudice.

Cette décision s’inscrit dans la très longue liste de victoires du Canada devant les tribunaux du commerce international qui ont eu à se prononcer sur ce litige depuis le début des années 1980. Les groupes ou tribunaux constitués en vertu des règles commerciales internationales ou des accords bilatéraux ont toujours conclu que l’industrie canadienne ne bénéficiait pas d’un avantage indu par rapport à l’industrie du sciage des États-Unis.

Affaires

BMR Matériaux Delisle ferme

Le magasin BMR Matériaux Delisle de Saint-Nazaire cessera ses activités le 3 novembre prochain. Les activités du commerce, situé à proximité de l’intersection de l’avenue du Pont Nord et de la route 172, seront déplacées au magasin Potvin & Bouchard d’Alma. La décision du Groupe Martel vise à optimiser ses activités de quincaillerie.

Le groupe, qui emploie près de 200 personnes, est propriétaire de trois centres de rénovation dans un rayon de moins de 15 kilomètres. Il réorganise donc ses activités de vente au détail afin de consolider deux de ses points de vente à Alma.

Affaires

Un projet de fusion pour les Caisses Desjardins de La Baie et du Bas-Saguenay

Les Caisses Desjardins de La Baie et du Bas-Saguenay projettent de fusionner leurs activités à compter du 1er janvier prochain si leurs membres respectifs donnent leur accord lors de deux assemblées générales extraordinaires qui auront lieu le 18 septembre prochain.

Mercredi soir, les directions des deux caisses ont tenu des assemblées d’information au cours desquelles le projet a été officiellement présenté.

Affaires

Inkub, un nouveau levier pour les entrepreneurs

Les Caisses Desjardins du Saguenay et Promotion Saguenay ont procédé, vendredi, à l’inauguration de l’Inkub Desjardins pour accueillir les jeunes entrepreneurs qui ciblent les créneaux économiques qui s’ouvrent avec le développement des technologies numériques.

Le projet est né pour répondre à un besoin de plus en plus grandissant des jeunes entrepreneurs qui veulent créer des entreprises dans la nouvelle économie. Ces jeunes oeuvraient souvent sous le radar des organismes traditionnels de développement économique et l’Inkub Desjardins se veut un levier pour leur permettre de prendre leur envol.

Affaires

KWE Cocktails a le vent dans les voiles

KWE Cocktails, une entreprise spécialisée en sirops à cocktail, est en plein essor. Établi à Alma, le commerce fondé il y a deux ans ouvrira au début de l’automne sa toute première usine, ce qui pourra augmenter la production de son inventaire en plus de créer des emplois.

Jessica Côté et Ève-Marie Gravel sont des amies de longue date. Elles ont eu l’idée de fonder ensemble KWE Cocktails, il y a deux ans, lorsqu’elles s’amusaient à faire des recettes. Elles ont réalisé qu’il n’y avait pas beaucoup d’offres de produits dans les sirops à cocktail et qu’en plus, ce serait l’occasion de faire briller les saveurs de la région dans leurs recettes. « Nous voulons, avec KWE Cocktails, mettre en valeur les épices et les saveurs typiques de la Boréalie. Transposer la forêt dans ton verre, c’est vraiment ça, le but de notre entreprise », a commenté Jessica Côté, copropriétaire.

Affaires

Airbus se retire de la course pour remplacer les CF-18 canadiens

La Presse Canadienne- Airbus se retire de la course pour construire le prochain avion de combat de l’armée de l’air canadienne.

Le géant européen de l’aérospatial était l’une des quatre entreprises qui devaient selon toute vraisemblance soumissionner sur ce contrat de 19 milliards $ portant sur la construction des 88 nouveaux avions de chasse destinés à remplacer les «CF-18» vieillissants.

Mais Airbus a finalement annoncé au gouvernement canadien qu’elle ne lancerait pas son avion «Eurofighter Typhoon» dans cette course. L’»Eurofighter Typhoon» a été conçu par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Le géant Airbus s’était déjà plaint du changement apporté par le gouvernement libéral au processus d’appel d’offres, qui profiterait selon lui au «F-35» de son rival américain Lockheed Martin. Ottawa a assoupli l’exigence traditionnelle qui voulait que les entreprises choisies s’engagent à réinvestir au Canada.

Airbus s’inquiétait également de la manière dont le gouvernement répondait à l’exigence voulant que les fabricants d’avions à réaction prouvent que leurs appareils pouvaient être reliés en toute sécurité aux systèmes de renseignement de l’armée américaine, très secrets.

L’entreprise européenne est la deuxième à retirer son chasseur de l’appel d’offres canadien, après le retrait du «Rafale» de la société française Dassault plus tôt cette année. Il ne reste plus maintenant comme prétendants que le «F-35» de Lockheed Martin, le «Super Hornet» de son concurrent américain Boeing et le «Gripen» du suédois Saab.

Actualités

Nutrableu vise le cap du million de livres de bleuets

Quinze ans après sa création, Nutrableu continue d’augmenter sa capacité de production en faisant passer les ventes de 800 000 à un million de livres de bleuets sauvages frais, à moins qu’un gel hâtif ne vienne arrêter la récolte précipitamment. D’ici quelques années, l’entreprise de Normandin souhaite augmenter la production à 1,5 million de livres en perçant de nouveaux marchés en Ontario et en Nouvelle-Angleterre.

« On a investi 350 000 dollars dans le but d’augmenter notre capacité de production », lance d’emblée Martin Villeneuve, actionnaire de Nutrableu avec Dave Tremblay et Pierre-Luc Simard. Ces sommes ont permis de dédoubler le début de la chaîne de production tout en utilisant la même emballeuse.

Affaires

Les conservateurs donnent leur appui aux transformateurs laitiers du Québec

Le député conservateur de Chicoutimi–Le Fjord, Richard Martel, a lancé un message clair aux transformateurs laitiers du Québec : le chef Andrew Scheer continuera de défendre leur cause s’il est porté au pouvoir.

Au cours de l’avant-midi de jeudi, les membres du conseil d’administration du Conseil des industriels laitiers du Québec ont rencontré le député fédéral afin de s’informer sur les intentions du Parti conservateur du Canada envers les transformateurs laitiers de la province.

Affaires

Zone boréale vous met au défi de manger 100 % local pendant un mois

Dans le cadre du Défi 100 % local, la population est invitée à ne manger que des aliments locaux, produits ou transformés au Saguenay–Lac-Saint-Jean, pendant tout le mois de septembre.

Pour l’occasion, la Zone boréale s’est associée aux Tables de concertation bioalimentaire du Québec. Dans le cadre de la cinquième édition du défi, tous les Québécois sont invités à y participer.

Affaires

Deux employées prennent la relève du Marché Milot

Le Marché Milot de Saint-Ludger-de-Milot est la propriété, depuis près d’un mois, de deux nouvelles personnes bien connues des clients. Les employées Sabrina Sirois et Hélène Bergeron ont fait le grand saut dans l’entrepreneuriat le 6 août.

La transaction était planifiée pour celles qui comptent respectivement 14 ans et quatre ans à titre d’employées du commerce situé au coeur de la municipalité de près de 670 résidants.

Affaires

Un soin de la peau à base de gin Km12

Il sera bientôt possible d’obtenir un soin de la peau avec un nouveau produit fait à partir du gin Km12 de la Distillerie du Fjord, de Saint-David-de-Falardeau. Le Boréal sera mis en marché par PAUS Spa Saguenay, situé dans les installations de l’hôtel OTL Gouverneur du boulevard Talbot à Chicoutimi, et pourra être utilisé à l’intérieur d’un forfait dès le 3 septembre.

Dans un communiqué, PAUS Spa Saguenay explique que la nouvelle collaboration permet de présenter le premier « soin expérience », lequel allie « la performance à la sensorialité ». Le PAUS Spa a une volonté de développer des ententes avec des producteurs et des gens locaux. Celle avec la Distillerie du Fjord est un premier pas en ce sens.

Affaires

Cristal du lac: vers une croissance de 30 %

Expérience de prospecteur d’un jour dans une mine à ciel ouvert ou prospection express au site d’interprétation, extraction perlière, centre d’interprétation du cristal de quartz, l’entreprise Cristal du lac a développé des expériences uniques au Canada pour séduire les touristes. Et la formule fonctionne, car l’entreprise, qui célèbre son 10e anniversaire, s’attend à connaître une croissance de près de 30 % pour une 5e année consécutive.

Dans une vallée située à Saint-André-du-Lac-Saint-Jean, près de 25 prospecteurs sont à l’œuvre, grattant le sol à la recherche de cristaux dans une petite mine à ciel ouvert située en plein cœur de la grande forêt boréale. En se positionnant face au soleil, un mineur en herbe voit reluire une pierre à la forme hexagonale qui fait près de 5 cm.

Affaires

Rio Tinto regroupe ses activités dans la région

Rio Tinto a annoncé jeudi des changements majeurs au sein de sa structure administrative régionale avec la création de l’entité Opérations Saguenay-Lac-Saint-Jean, laquelle regroupera sous un même toit toutes les directions de l’entreprise sous l’autorité de Sébastien Ross. Ce dernier occupait jusqu’à jeudi dernier le poste de directeur général Aluminerie Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Véronick Lalancette, porte-parole de Rio Tinto, a déclaré que les directions d’Énergie électrique, Matières premières et Services Aluminium, ainsi que l’Aluminerie Saguenay–Lac-Saint-Jean, sont désormais rassemblées.

Affaires

L'impact économique des Zecs dans la région

Les Zecs génèrent des retombées économiques annuelles estimées à 7,8 M$ par année dans les régions du Québec, selon une étude publiée lundi. Les retombées se détaillent entre la restauration (2,6 M$), l’épicerie et la pharmacie (2,5 M$) ainsi que le transport (2,7 M$).

Cette étude sur la valeur économique du réseau des Zecs du Québec a été réalisée en collaboration par l’Université du Québec en Outaouais, l’Université Laval, l’Université de Sherbrooke, Mitacs Accélération et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Elle fait le portrait de l’activité économique générée par ce réseau composé de 63 établissements que l’on retrouve à la grandeur de la province, qui a un chiffre d’affaires annuel estimé à 35 M$.

Affaires

IGA de La Baie: un modèle écologique

L’épicerie IGA Famille Verreault, située à La Baie, regarde vers l’avenir. L’établissement, sous la direction de deux soeurs propriétaires, prend de plus en plus de mesures écologiques pour diminuer leurs quantités de déchets et améliorer leur impact écologique. De plus, le commerce obtiendra sous peu le premier camion électrique pour la livraison de la région et fait, depuis peu, partie des 10 succursales de la province à accepter les contenants réutilisables des clients pour rapporter leurs produits des différents départements.

Le Progrès a rencontré la copropriétaire de l’épicerie, Catherine Verreault, cette semaine. Elle était très fière de présenter les différentes mesures prises par l’entreprise au cours des deux dernières années. Le virage vert a fortement été encouragé par elle et sa soeur Chantale Verreault, qui sont les propriétaires depuis 2013.

Affaires

Camp entrepreneurial jeunesse

La deuxième édition du Camp entrepreneurial jeunesse a eu lieu du 12 au 16 août. Le camp a été un vif succès, selon l’organisation. Il s’est déroulé sur le site Aventure Plume Blanche et a permis à huit jeunes âgés de 12 à 17 ans, soit cinq jeunes de la communauté de Mashteuiatsh et trois jeunes de la MRC du Domaine-du-Roy, d’aborder les différentes étapes du processus de démarrage d’une entreprise.

En 2018, ayant comme objectif de faire rayonner l’entrepreneuriat chez les jeunes, la Société de développement économique ilnu de Mashteuiatsh (SDEI) a mis sur pied le Camp entrepreneurial jeunesse, dont la mission est d’éclairer les jeunes dans leur décision de choix de carrière. Le projet a été conçu de façon à les encourager à explorer les différentes facettes de l’entrepreneuriat et à envisager le travail autonome comme perspective d’avenir. Au cours des formations et des activités entrepreneuriales réalisées, les jeunes ont été amenés à découvrir les composantes de l’entrepreneuriat, à éveiller leurs connaissances et à développer les principales qualités entrepreneuriales leur permettant d’élaborer un plan d’affaires simplifié.

Affaires

Usine PFR d’Alma: la machine numéro 9 fermée deux semaines

La machine numéro 9 de la papeterie d’Alma de Produits forestiers Résolu (PFR) sera fermée pour une durée de deux semaines. Une quarantaine de travailleurs de l’entreprise se retrouvent privés de travail.

Les dirigeants de PFR ont avisé les employés de la situation vendredi matin. La machine numéro 9 cessera ses activités du 30 août au 13 septembre. 

«C’est une question de marché. On a décidé de prendre un arrêt de deux semaines pour s’ajuster. Le marché est vraiment à la baisse. On doit prendre un arrêt pour ajuster notre inventaire», explique le directeur principal aux affaires publiques et aux relations gouvernementales de PFR, Karl Blackburn. 

Certains travailleurs qui oeuvrent à la maintenance ont pu être affectés ailleurs dans l’usine. Une quarantaine d’autres n’ont pu en faire autant. 

Karl Blackburn refuse de confirmer si l’arrêt pourrait se prolonger. «Les marchés vont guider la suite», se contente-t-il d’affirmer.