Hugo Boily, responsable du développement de produits et ingénieur chez Grimard, a reçu son prix des mains de Kathy Baig, présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), et de Félix Boudreault, président du comité régional de l’OIQ.

Un projet innovateur de Grimard honoré

L’entreprise Grimard a été honorée mardi soir pour un projet innovateur dans le cadre de la Soirée régionale reconnaissance de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ). Son travail a été reconnu pour une avancée technologique dans le domaine électrique.

L’événement s’est tenu à la salle Pierrette-Gaudreault, en compagnie de la présidente de l’OIQ, Kathy Baig. 

Elle en a profité pour lancer un message à ses membres. Après avoir cité des sondages, disant que la confiance des gens envers les ingénieurs se rétablissait tranquillement dans la population après la Commission Charbonneau, elle a affirmé que la même tendance ne se démontrait pas aussi clairement au sein de la profession. 

« Ce que je souhaite dire, c’est que peut-être que nous, on est les premiers ambassadeurs, la profession, et si le public commence à regarder en avant, peut-être que nous aussi, on devrait commencer à regarder en avant », a-t-elle commenté.

Hugo Boily, responsable du développement de produits et ingénieur chez Grimard, est venu récolter le prix remis à son entreprise, dont le siège social est situé sur la rue Bersimis à Chicoutimi. « On avait identifié un besoin à combler sur le marché qui concerne le dégagement de gaz lors d’arcs internes dans les installations d’Hydro-Québec sur les armoires de moyenne tension », a-t-il commencé par expliquer. 

Lorsque des arcs électriques s’y produisent, une grande quantité d’énergie est alors dégagée. Cette explosion produit l’équivalent de la force provenant de 20 kilos de TNT, a-t-il chiffré. 

Traditionnellement, cette évacuation pouvait se faire vers le haut, demandant au moins deux mètres de dégagement, ce qui n’est pas possible chez Hydro-Québec. 

L’autre façon est de disperser l’énergie via une conduite reliée à l’extérieur. Sauf que le gel hivernal empêche d’utiliser cette méthode au Québec, car le clapet extérieur gèlerait. 

Grimard a donc développé avec son équipe d’ingénieurs une solution permettant d’évacuer les gaz vers le haut, mais de les refroidir immédiatement, permettant à l’opération de se faire avec moins d’un mètre de dégagement. 

Bourses

Par ailleurs, la Fondation de l’OIQ en a profité pour remettre deux bourses d’études de 2000 $ à des étudiants en génie de l’UQAC, soit Marc-André Boivin et Jean-Simon Vermette. Finalement, c’était aussi l’occasion de souligner l’arrivée des nouveaux membres en règle de l’OIQ, alors que plusieurs nouveaux ingénieurs de plein titre ayant terminé leur juniorat au cours de la dernière année étaient là.