Le directeur des opérations d’Arianne Phosphate, Jean-Sébastien David, avait confirmé la semaine dernière l’intention de la société de construire une usine de deuxième transformation.

Un projet d’usine dans les Maritimes pour Arianne Phosphate

Arianne Phosphate projette d’installer son usine d’acide phosphorique au Nouveau-Brunswick. Une entente a été conclue entre la société et le gouvernement de la province maritime qui deviennent partenaires afin d’approfondir les études concernant la construction d’une usine visant à transformer le minerai qu’elle extraira du lac à Paul, au nord du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick, par l’entremise d’Opportunités Nouveau-Brunswick (ONB), contribuera financièrement à une étude de préfaisabilité quant à l’implantation d’une usine de seconde transformation.

« Au cours de la dernière année, Arianne a examiné la possibilité d’intégrer verticalement sa propre production de concentré de phosphate dans une installation de production d’acide phosphorique, affirme Brian Ostroff, chef de la direction d’Arianne Phosphate, dans un communiqué. Notre travail à ce jour a été positif et, surtout avec le redressement des marchés après cinq années difficiles, il est logique de passer à l’étape suivante, soit une étude de préfaisabilité. Nous sommes dans une position enviable. En ayant notre propre phosphate, nous avons la possibilité d’être un vendeur de notre concentré ou de nous rendre nous-mêmes à une deuxième transformation et de capturer une marge de profit supplémentaire. »

Le directeur des opérations d’Arianne Phosphate, Jean-Sébastien David, avait confirmé la semaine dernière l’intention de la société de construire une usine de deuxième transformation. Il affirmait alors que le site d’implantation, qui doit être habilité dans l’industrie lourde et être situé das un endroit où il est facile de s’approvisionner, n’avait toujours pas été choisi.

La société affirme dans le communiqué émis jeudi qu’après l’examen de plusieurs emplacements, Belledune serait l’endroit tout indiqué. « La majeure partie de l’infrastructure essentielle est déjà en place, à savoir un port qui a la capacité supplémentaire pour accueillir nos opérations, l’accès à une main-d’œuvre qualifiée, l’accès facile à certains des autres intrants nécessaires en plus du concentré de phosphate, ainsi que le support des parties prenantes potentielles », est-il indiqué.

« Le soutien du gouvernement du Nouveau-Brunswick et de Opportunités Nouveau-Brunswick a été formidable et a certainement contribué à nous orienter vers Belledune. Les résultats de cette étude de préfaisabilité seront un facteur déterminant dans notre décision d’aller plus loin dans cette voie », ajoute Jean-Sébastien David, directeur des opérations d’Arianne Phosphate, dans le communiqué.

L’étude de préfaisabilité devrait durer environ cinq mois.