Valérie Arseneault et son conjoint Stéphane Bouchard sont les propriétaires de La Fabrik.

Un pari réussi pour la Fabrik

Les propriétaires de La Fabrik et d’Humanity, Valérie Arseneault et son conjoint Stéphane Bouchard, ont joué le tout pour le tout en quittant le Carré Davis pour s’installer sur la rue Racine, à Chicoutimi, il y a trois ans. Un pari qui aurait pu être risqué, mais qui s’est avéré fructueux, puisque la boutique a doublé sa superficie et l’entreprise a acquis de nouveaux locaux pour son atelier de confection, nécessitant ainsi un investissement de 150 000$ et l’embauche de nouveaux employés.

La Fabrik, c’était le rêve d’une vie pour l’entrepreneure Valérie Arseneault. Si tout a commencé par des cours de fabrication de bijoux dans le sous-sol de sa tante, alors qu’elle avait 19 ans, la jeune femme a ouvert sa première boutique en 2009, dans le Carré Davis d’Arvida. Dix ans plus tard, on peut dire que son rêve est bel et bien devenu réalité.

La Fabrik a doublé sa superficie, cet été.

La Fabrik, c’est d’abord et avant tout les bijoux Humanity, une gamme produite à Saguenay, mais maintenant vendue dans une quinzaine de points de vente à travers la province. Valérie Arseneault est fière de dire que tout est confectionné ici. Si ce n’est pas possible, notamment en ce qui concerne les petites attaches d’argent, la jeune femme prend la peine de les acheter chez un fournisseur québécois.

«On essaie de faire tout ce qu’on peut ici. Par exemple, plusieurs pensent qu’on achète nos breloques ailleurs, mais elles sont vraiment fabriquées ici, dans notre atelier. Tout est fait à la main et nous sommes encore la seule ligne de bijoux saguenéens qui est exportée à l’extérieur de la région», explique Valérie Arseneault, qui désirait être au coeur de Saguenay, ce qui explique le déménagement à Chicoutimi.

Tout a commencé par des cours de confection de bijoux, dans le sous-sol de la tante de Valérie Arseneault.

«Ça aurait pu mal se passer, puisque ce n’est pas toujours facile dans le bas de la rue Racine. Le monde nous trouvait un peu fous! Mais nos ventes sont toujours en croissance et on se fait connaître de plus en plus. Ça va vraiment bien!», raconte celle qui a récemment embauché de nouveaux employés en raison de l’agrandissement de la boutique.

Un atelier de fabrication, un studio photo et des bureaux pour la comptabilité, notamment, ont également été aménagés dans la même bâtisse.

L’équipe professionnelle formée par le couple est aussi un succès, selon Stéphane Bouchard et Valérie Arseneault. «On est ensemble depuis qu’on a 16 ans. On se connaît beaucoup! Et on se complète bien. Stéphane s’occupe des chiffres alors que moi, je suis plus artiste. Et j’ai toujours mille et un projets en tête», note la jeune femme.

Les bijoux Humanity sont fabriqués et assemblés à Chicoutimi.

D’ailleurs, elle lancera bientôt de nouvelles bombes de bain, dans lesquelles se cache un bijou Humanity. Un concept qu’elle a commercialisé l’an dernier.

«Ce que nous voulons vendre, c’est plus qu’un bijou, c’est une expérience. La cliente peut ainsi prendre un temps pour elle, pour relaxer, et lorsque la bombe a fondu, elle reçoit un bijou. J’avais vu ce concept sur Internet, mais c’était avec une chandelle. Mais je ne suis pas une fille tellement patiente, alors je n’aurais pas voulu attendre 40 heures que la chandelle fonde pour avoir mon bijou! C’est là que j’ai pensé aux bombes de bain», explique Valérie Arseneault.

Outre les bijoux Humanity, la boutique La Fabrik propose 63 produits d’entreprises pour la plupart québécoises et une vingtaine de marques de vêtements, triées sur le volet.

AIDER LES JEUNES ENTREPRENEURS 

À 33 ans et maman de deux enfants, Valérie Arseneault aimerait maintenant donner au suivant. Celle qui a réalisé son rêve de devenir propriétaire de sa propre boutique songe à s’impliquer auprès des jeunes entrepreneurs. 

«Ça n’a vraiment pas toujours été facile. Avec deux bébés et une entreprise, je n’ai pas tellement eu de congés de maternité! En plus, je travaille avec mon conjoint, donc la boutique, c’est vraiment toute notre vie», explique Valérie Arseneault, qui tient d’ailleurs à remercier sa clientèle, et ceux et celles qui se tournent de plus en plus vers l’achat local. 

«Pour moi, venir travailler, c’est vraiment un rêve. Parfois, je n’y crois pas encore!», ajoute la jeune femme. 

«J’ai toujours plein de projets et j’aimerais m’impliquer pour aider les jeunes entrepreneurs, les soutenir, donner des conseils. Je suis diplômée en enseignement, donc j’ai encore ce désir de communiquer avec les autres», souligne-t-elle.