Le Normandinois Simon Laurendeau ne chôme pas. En plus d’être actionnaire de l’entreprise SciencePerfo, il est chargé de cours à l’UQAC et travaille dans les laboratoires de l’Université Laval.

Un Normandinois récompensé à Paris

Un jeune entrepreneur originaire de Normandin, Simon Laurendeau, a eu toute une surprise lorsqu’il a reçu une réponse de l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) pour une bourse qu’il souhaitait obtenir il y a quelques années et qu’il avait fini par oublier.

« Ils ont repris mon dossier après plusieurs années, m’ont invité à une réception à Paris et m’ont remis un prix devant des premiers ministres québécois et français. C’est quand même gros et il fallait que je fasse un discours », lance Simon Laurendeau, de retour de France il y a quelques jours à peine. Parmi les politiciens et anciens politiciens présents, Philippe Couillard, Pierre-Marc Johnson et Jean Charest étaient du nombre. 

Le 8 mars, pour souligner son 50e anniversaire, l’OFQJ a récompensé neuf jeunes entrepreneurs qui œuvrent dans différents domaines. Le Normandinois a reçu le prix d’entrepreneuriat scientifique. 

Simon Laurendeau a mis sur pied une entreprise de biomécanique du hockey il y a quatre ans et qui se base sur des données scientifiques pour améliorer la qualité du coup de patin, notamment. Quatre autres passionnés du hockey et de la science sont actionnaires avec lui de la firme qui porte le nom de SciencePerfo. 

Ils ont décroché quelques contrats pour mettre à l’épreuve la structure de jeu d’équipes de calibre pee-wee à midget AAA de la région, dont les Élites de Jonquière. Ils ont aussi étudié des athlètes de patinage de vitesse afin de leur proposer des modifications à leurs techniques pour optimiser leurs performances. 

L’Europe à l’avant-garde

Depuis deux ans, le détenteur d’une maîtrise en kinésiologie spécialisée en biomécanique humaine et son équipe améliorent les compétences de jeunes hockeyeurs français. Ils souhaitent accroître leur présence en Europe où ils commencent à se faire connaître. 

« Les Européens sont ouverts aux nouveautés et aux principes scientifiques. Ici, on sent parfois plus de réticence, il faut convaincre les gens. On se décrit comme les spécialistes du hockey au Canada, mais quand on apporte des nouveautés sur les façons d’enseigner, on déstabilise les gens », précise Simon Laurendeau.

Cet été, un stagiaire français se joindra à l’équipe. Celui-ci arrive avec une expertise en course à pied, ce qui permettra à l’entreprise d’ajouter une autre corde à son arc.

Sur la glace

À l’aide d’équipements spécialisés, comme un capteur et une caméra haute vitesse, les consultants recueillent et analysent des données sur la glace, après quoi ils suggèrent des entraînements et conçoivent des vidéos pour montrer aux athlètes en quoi consistent leurs faiblesses. 

La firme SciencePerfo en est encore à ses balbutiements dans le sens où le nombre de contrats qu’elle obtient chaque année ne justifie pas l’embauche de personnel pour le moment, mais l’idée derrière sa création a été récompensée à plusieurs reprises lors de concours d’entrepreneuriat québécois, notamment. Ses actionnaires ont bon espoir de continuer à se tailler une place de choix comme consultant dans le domaine sportif.