Le vice-président de l’entreprise, Carl Gauthier, se réjouit d’avoir des revenus aussi importants assurés pour cinq ans.

Un important contrat avec Saguenay pour les Entreprises René Gauthier

Les Entreprises René Gauthier ont décroché le plus gros contrat de leur histoire. Le commerce de Canton-Tremblay sera responsable des espaces verts de Saguenay pour les cinq prochaines années, un contrat de 1,5 million $ par année.

Le vice-président de l’entreprise, Carl Gauthier, se réjouit d’avoir des revenus aussi importants assurés pour cinq ans.

« Nous avons déjà de gros contrats, mais pas autant que ça. C’est bon pour l’entreprise. Je peux investir, acheter de la machinerie, de nouveaux camions », explique-t-il, tout en précisant qu’il devra agrandir le garage, notamment, des travaux qu’il estime à près de 200 000 $.

L’entreprise devra toutefois embaucher entre 30 et 40 personnes, un réel défi en cette période de rareté de main-d’œuvre. M. Gauthier avait pensé se tourner vers des travailleurs de l’Amérique du Sud, mais ce ne sera finalement pas la solution.

« Il y a de bons frais reliés à ça. J’avais droit à 10 pour cent de mon personnel en main-d’œuvre étrangère. Là, j’ai environ 60 employés, donc j’aurais eu droit à six personnes. Ce n’est pas assez. Ça prend sept à huit mois avant qu’ils arrivent et ça coûte de 7000 $ à 8000 $ pour les faire venir. C’est assez élevé », souligne M. Gauthier, assurant toutefois ne pas avoir peur du défi. Il a publié une annonce et reçoit déjà des candidatures.

L’entreprise se spécialise notamment dans l’aménagement paysager, l’excavation et le déneigement. Elle est également en processus de transfert, Carl Gauthier se préparant à prendre la relève de son père.

Des économies de 100 000 $ par an pour la Ville

Le président de la Commission des travaux publics de Saguenay, le conseiller Michel Tremblay, confirme que le contrat accordé aux Entreprises René Gauthier permettra à la Ville d’économiser 100 000 $ par année, notamment avec le salaire des employés et l’achat d’essence et de machinerie.

Une partie du casse-tête de la main-d’œuvre sera également réglé. Les étudiants embauchés par la Ville devaient quitter en août, alors que l’entretien des espaces verts se poursuit habituellement jusqu’à la fin septembre. Les cols bleus devaient prendre la relève, « mais ils ont autre chose à faire », assure Michel Tremblay.

La Ville de Saguenay embauchera donc environ 30 étudiants de moins, mais personne ne devrait être pénalisé, car par les années passées, il a été difficile de trouver tous les jeunes nécessaires.

« Nous avions dû changer nos critères pour trouver tout notre monde », rappelle M. Tremblay.

Pour octroyer le contrat, Saguenay est allée en appel d’offres et trois soumissionnaires se sont manifestés.

Le conseiller précise toutefois que l’octroi de ce contrat n’a rien à voir avec l’état des parcs à Saguenay. L’an dernier, Le Quotidien rapportait que plusieurs espaces verts étaient laissés à l’abandon.