Usine de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.
Usine de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Un contrat de 80 M$ pour le Groupe LAR

Le Groupe LAR, basé à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, réalisera un contrat de 80 millions de dollars pour faire une partie de la réfection de la centrale Rapide-Blanc. Au total, Hydro-Québec investit 613 millions de dollars dans le projet réhabilitation du barrage situé au nord de La Tuque.

Le Groupe LAR a remporté un appel d’offres lancé par Hydro-Québec pour les travaux à la prise d’eau et aux aspirateurs de la centrale de Rapide-Blanc, d’une valeur de 80 millions de dollars. « C’est un très beau contrat qui assure la pérennité des emplois et de nos activités pour 5 ans à venir », a soutenu Evans Thibeault, le directeur général de l’entreprise, avant d’ajouter que toutes les pièces seront fabriquées à l’usine de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

En plus de consolider près de 300 emplois à l’usine, ce contrat permettra de générer d’importantes retombées auprès des fournisseurs de la région. « On fait toute la job de mécanique générale, mais comme on est entrepreneur général sur le chantier, on aura plusieurs contrats pour des sous-traitants dans le domaine du génie civil, pour le béton, pour l’électricité et pour le travail en plongée », ajoute l’entrepreneur.

Ce dernier estime que c’est le genre de contrat qui permettra de relancer l’économie régionale après la pandémie de COVID-19. « On veut donner le maximum de contrats dans la région, dit-il, pour que, collectivement, on puisse passer à travers cette crise ». Le Groupe LAR estime verser près de 30 M$ de contrats à des sous-traitants.

Selon Evans Thibeault, ce contrat permettra de mettre en valeur l’expertise de son entreprise qui est spécialisée dans la réfection et la construction de barrages hydroélectriques. En plus d’œuvrer dans ce domaine, le Groupe LAR, qui fabrique des pièces mécanosoudées de grande envergure, travaille aussi avec les alumineries en plus de concevoir des ponts roulants de grande dimension. L’entreprise a notamment construit le plus gros pont roulant hors norme au pays, soutenant une charge de 650 tonnes, dans le cadre d’un contrat pour la centrale hydroélectrique de Muskrat Falls à Terre-Neuve.

En tout et partout, Hydro-Québec investit 613 M$ pour la réhabilitation de la centrale Rapide-Blanc pour renouveler les six groupes turbines-alternateurs de la centrale, en plus de la réfection du bâtiment, des systèmes auxiliaires électriques et mécaniques ainsi que des vannes des prises d’eau. Les travaux sur le chantier s’échelonneront de 2020 à 2026.

Le Groupe LAR est spécialisé dans les contrats de réfection et de construction de barrages hydroélectriques partout au pays.

Une bouffée d’air frais

L’annonce de ce contrat de 80 M$ est une bouffée d’air frais pour le Groupe LAR, alors que l’usine de Métabetchouan tourne au ralenti pour fournir des pièces essentielles à Rio Tinto et à Hydro-Québec. « Ça m’a mis la larme à l’œil de mettre 190 personnes au chômage quand le premier ministre a demandé de fermer tous les chantiers », soutient Evans Thibeault. L’entrepreneur espère toutefois que les activités pourront reprendre rapidement, alors que le gouvernement a laissé entendre qu’un redémarrage pourrait se faire vers le 4 mai. « En attendant, tout notre service technique et d’ingénierie travaille deux fois plus fort, de la maison, pour qu’on puisse relancer nos activités rapidement. »

Evans Thibeault espère que les gouvernements investiront massivement dans les infrastructures, au cours des prochains mois, afin de relancer l’économie. « Toutes les entreprises veulent redécoller fort et on va avoir besoin du soutien de nos gouvernements », ajoute-t-il.

Le Groupe LAR, qui compte 300 employés, opère 5 usines au pays, à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, à Havre-Saint-Pierre, à Matagami et deux en Colombie-Britannique. Comme deux des quatre chantiers de la Colombie-Britannique sont demeurés ouverts pendant la pandémie, le ralentissement des activités a été de moindre envergure dans l’ouest.

INFOGRAPHIE LE QUOTIDIEN