Air Creebec, Panorama (photo), West Jet et Porter sont des exemples d’entreprises citées par le maire Sabin Côté qui pourraient assurer le service aéroportuaire à Alma ou à Roberval.

Un bassin suffisant de voyageurs

Plus de 3000 personnes envisageraient de prendre l’avion pour se rendre à Montréal, à partir d’Alma ou de Roberval, sur une base annuelle, si des billets d’avion étaient offerts à un prix avoisinant 600 dollars, selon un sondage mené dans le cadre de la formation d’une coopérative de service aéroportuaire au Lac-Saint-Jean. Un bassin suffisant pour financer un plan d’affaires qui donnera l’heure juste sur la viabilité économique du projet au cours des prochains mois.

« C’est un bassin suffisant pour aller plus loin avec ce projet », a mentionné le maire Sabin Côté, lors du conseil de ville de Roberval, qui souligne que le projet est mené conjointement avec Alma. C’est la firme Explorer Solutions, spécialisée dans les services-conseils, dans la planification et le développement d’aéroports, qui a mené l’étude justifiant la décision de réaliser un plan d’affaire pour un montant de près de 42 000 $.

Alors que le volume de passagers intéressés est maintenant connu, les promoteurs veulent savoir si une entreprise privée est intéressée à assurer la desserte entre les aéroports d’Alma et de Roberval vers Montréal.

« On ne tient pas à acheter des avions et à embaucher des pilotes, a remarqué le maire. La coopérative vise plutôt à assurer le service et à sous-traiter les services d’aviation. »

Air Creebec, Panorama, West Jet et Porter sont des exemples d’entreprises citées par le premier magistrat qui pourraient assurer le service. « Je ne pense pas que ces routes intéressent Air Canada, parce que si c’était une route hyper rentable, ils l’offriraient déjà, dit-il. Et on ne veut pas se retrouver avec un monopole. »

L’étude préliminaire qui vient de déterminer l’achalandage potentiel était une étape nécessaire pour obtenir des soumissions de la part des avionneurs.

Mais pourquoi un service aérien fonctionnerait-il maintenant alors que plusieurs entreprises qui ont tenté le coup ont cessé leurs activités ? « Il faut que localement, on soit prêt à mettre des fonds publics pour soutenir le démarrage d’une telle entreprise », a soutenu Sabin Côté, qui cherche toutefois à rendre possible l’opération à court terme.

Une coopérative de service aérien servirait aussi à pérenniser les activités du service, et ce, malgré les aléas économiques du marché minier, par exemple. De plus, la coopérative forcera les entreprises aériennes à offrir un service à des prix compétitifs, car les sous-traitants pourraient changer lors du renouvellement des contrats.

Selon le plan préliminaire, au moins quatre vols seraient offerts par semaine pour se rendre vers Montréal à un prix d’environ 600 dollars.

Le service aérien au Lac-Saint-Jean permettrait de faciliter le transport corporatif ainsi que le transport pour les communautés autochtones, mais aussi de se positionner pour d’éventuels développements miniers qui pourraient voir le jour, comme le laissent présager les projets de Métaux BlackRock et de Nemaska Lithium. Éventuellement, d’autres dessertes comme Sept-Îles et Chibougamau pourraient aussi se joindre au projet.