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Le coordonnateur aux événements et la directrice générale exécutive et vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, Claude Boutin et Sandra Rossignol, sont heureux de pouvoir souligner le travail remarquable des entreprises de la régions.
Le coordonnateur aux événements et la directrice générale exécutive et vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, Claude Boutin et Sandra Rossignol, sont heureux de pouvoir souligner le travail remarquable des entreprises de la régions.

Tout est en place pour le Gala des Dubuc

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
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L’année dernière, la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF) a été une des premières organisations à tenir son gala annuel en virtuel. Cette année, elle est l’une des premières à tenir une deuxième édition du Gala des Dubuc sous la même formule, mais cette fois, elle est prête à souligner les entreprises régionales et faire rayonner ses partenaires en grand.

La soirée, où le point central sera au Théâtre Banque Nationale (TBN), sera présentée en direct sur Facebook à compter de 18h mercredi. Dans le plan initial, comme on a vu aux Olivers ou au Gala Artis, les finalistes devaient être sur place, mais à quelques jours de la présentation, l’organisation a appris que ce ne serait pas possible et que le tout devrait être fait en virtuel.

« On a dû changer le plan. En fait, il a changé au moins quatre fois, a amorcé le coordonnateur aux événements de la CCISF, Claude Boutin. C’est un gros défi technique de réunir autant de monde, mais c’est le fun. C’est un privilège de souligner les entreprises régionales et on a hâte que ça commence. »

Bien sûr, il aurait préféré recevoir 800 personnes dans les sièges du TBN, ou même seulement les finalistes, mais cette formule virtuelle ne compte pas que des inconvénients. « C’est sûr que c’est plus le fun en présentiel et éventuellement, on va en avoir besoin, mais le virtuel rend ça plus accessible pour tout le monde. En temps normal, ce ne sont pas tous les gens qui peuvent se déplacer et les places sont limitées. C’est le fun pour les employés qui peuvent célébrer eux aussi. C’est aussi très bon pour la visibilité de nos partenaires et sans eux, on ne serait rien, alors on est content de leur donner ça », fait état M. Boutin.

Également, la formule virtuelle permet d’écourter la partie protocolaire alors que les discours sont préenregistrés et mis les uns à la suite des autres. « C’est plus dur de garder les gens captifs sur leur écran chez eux qu’en personne, alors il faut être plus dynamique. Cette formule-là nous permet de l’être et de rendre ça plus amusant, moins protocolaire. »

En plus des discours des partenaires et des politiciens, l’organisation a prévu des performances en direct et une vidéo pour souligner des personnalités régionales. Du côté de la remise des prix, tous les finalistes seront en direct et recevront leur trophée à domicile ou au bureau dans les minutes qui suivront les dévoilements.

Pour la CCISF, cette édition du Gala des Dubuc a une importance particulière. « On a fait face à des défis dans les derniers mois. Les gens se sont retroussé les manches et ont livré la marchandise. On a donc de la qualité dans nos finalistes. En cette période-ci, faire rayonner nos entreprises locales, c’est un service essentiel », a souligné la vice-présidente exécutive et directrice générale de la CCISF, Sandra Rossignol.

Mardi, c’était l’heure des derniers préparatifs en vue de la deuxième édition virtuelle du Gala des Dubuc.

Une édition qui a de la valeur

Chez les finalistes, la fébrilité est au rendez-vous à moins de 24 heures des grandes célébrations. Si les Dubuc sont chaque année une soirée importante pour plusieurs, ils le sont d’autant plus cette année en raison de la situation particulière des 12 derniers mois.

« Ç’a été une année difficile. Partout, les entreprises se sont réinventées, ont changé de cap et se sont adaptées à une situation que personne n’était prêt à affronter. C’est important de souligner ça et de féliciter les entrepreneurs qui ont relevé le défi », a commenté Mélissa Lavoie de Confection Imagine.

« C’est une lueur d’espoir. Depuis un an, on voit beaucoup de négatif et on court après le positif. Le Gala est là pour ça, montrer que du positif et encourager nos entrepreneurs et les employés », a poursuivi Raphaël Côté de MR Fab.

Un élément qui ressortait chez plusieurs entrepreneurs était le travail d’équipe. Si les Dubuc sont une reconnaissance pour le travail de toute une équipe, ils le sont encore plus dans ce contexte où tout le monde a dû s’adapter et redoubler d’efforts pour traverser les difficultés.

« Pendant la crise, nous avons totalement changé notre production pour faire des jaquettes, des masques et des visières pour les travailleurs de la santé. C’était le chaos. On a dû s’adapter et le faire vite. On avait des commandes qui rentraient sans arrêt et elles étaient toutes urgentes. Les employés se sont mobilisés pour aider les gens qui en avaient besoin. Les gens n’ont pas hésité à mettre la main à la pâte et on a vu le meilleur de chaque personne ressortir », a raconté Christine Gagnon d’Altitude Conception.

Son commentaire a été bien reçu par les autres entrepreneurs, dont Marie-Pier Fortin de BC Assur qui a poursuivi en ce sens. « On est entouré d’humain d’exception. Cette année difficile a fait briller des individus qui ont fait plus que leur travail. »

« Il y a eu des défis et des occasions, mais c’était l’expérience d’une vie. Tout ça a fait tisser des liens et ce sont les équipes qui en sortent gagnantes. C’est un moment pour souligner le travail remarquable de ces gens que l’on ne s’aperçoit pas toujours, mais avec du recul, on le voit », a pour sa part ajouté Mathieu Tremblay Potvin de Optimal & Co.

Un visage important manquera à l’appel. Décédé il y a quelques semaines, le producteur Robert Hakim est finaliste dans la catégorie Entreprise touristique pour le Festival des Bières du Monde. Pour l’équipe, il s’agira d’un moment bien particulier et elle espère de tout coeur remporter le prix afin de rendre hommage à M. Hakim.

« Ça va être une soirée très émotive pour nous. Ç’a été une grosse année particulière pour Robert et pour toute l’équipe. Il a toujours montré ce qu’il pouvait faire, mais dans la dernière année, c’était quelque chose de spécial. On aurait aimé qu’il passe à travers pour célébrer avec nous, mais nous aurons une pensée pour lui. Ce serait la conclusion parfaite de gagner un Dubuc en son honneur », a souligné émotivement la responsable des communications chez les Productions Hakim, Stéphanie Côté.