L’ancien terrain de la Consol

Terrain de la consol: Résolu toujours prête à céder

L’offre de Produits forestiers Résolu (PFR) pour l’ancien terrain de la Consol tient toujours et l’entreprise est prête à céder les actifs à Saguenay pour une somme symbolique afin que s’y concrétise un projet citoyen.

Le dossier était sur le point d’aboutir l’an dernier, mais de l’avis de l’entreprise, la Ville l’a fait dérailler en ajoutant plusieurs clauses « impossibles » à l’entente.

Invité à faire le point, le porte-parole de la compagnie, Karl Blackburn, ne s’est pas montré tendre à l’égard des acteurs municipaux impliqués dans le dossier avant les élections de novembre. Il ne nomme pas de noms, mais est d’avis que « quelqu’un quelque part » en avait contre le projet à saveur récréotouristique caressé par le Comité pour l’avenir du terrain de la Consol (CASC). L’organisme souhaite y aménager une rampe de mise à l’eau et y installer des infrastructures destinées à des activités nautiques comme le kitesurf. 

L’accord liant Résolu et Saguenay était à un cheveu de se conclure. Même qu’à un moment donné, le comité exécutif a adopté une résolution pour entériner un mandat à un notaire en vue de la signature du contrat de cession. Puis, PFR s’est retirée des discussions sur fond de mésentente en lien avec les certifications environnementales découlant de la décontamination du terrain. Même si Résolu détient un certificat de catégorie C, lequel stipule que le site respecte les critères pour un terrain industriel, la Ville voulait plus de garanties.

« Il y a eu un ajout de conditions inacceptables par la Ville. C’est à se demander si certaines personnes avaient un intérêt à ce que ce don ne se réalise pas », soulève Karl Blackburn.

Engagement de Mme Néron

En campagne électorale, Josée Néron s’est engagée à soutenir le projet du CASC. Le porte-parole de Résolu a rencontré la mairesse après les élections et lui a signifié que l’entente tient toujours.

« Nous nous sommes soumis à un processus environnemental rigoureux et notre plan de remédiation a été présenté et accepté par le gouvernement. On a tout fait le travail. Tout est conforme et respecte les normes. Les derniers rapports de 2016 confirment que tout a été fait. On a toujours la volonté de procéder au don du terrain. Je sais qu’il y avait un enjeu de calendrier pour le CASC pour l’accès à certains programmes de subvention. J’espère qu’il n’est pas trop tard », soulève Karl Blackburn, qui devait rencontrer la direction de l’organisme lors de son passage en région cette semaine.